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L’ancien BF avait imposé au dernier mercato des contrats de deux ans

Même les «grands» clubs n’arrivent plus à garder leurs joueurs

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Par Abdelghani Aïchoun

La fièvre autour des transferts de certains joueurs évoluant en Championnat national de football de division ne cesse de monter. Certains d’entre eux sont annoncés dans trois ou même quatre équipes différentes en l’espace d’une semaine. En plus de la prime de signature, l’autre préoccupation de la majeure partie des footballeurs est liée à la durée du contrat. La quasi-totalité d’entre eux réclame des contrats d’une seule saison seulement. Rares sont les joueurs, hormis les plus jeunes qui généralement  en sont à leur premier contrat en division une, qui vont au-delà. Au point que certains clubs n’arrivent plus à imposer une certaine stabilité dans leurs rangs étant forcés à chaque fois de renouveler une bonne partie de la composante de leur effectif. Un phénomène qui s’est généralisé et qui est, selon certains, devenu un facteur qui participe à la «déchéance» de notre football. D’ailleurs, c’est dans cet ordre d’idées que plusieurs dirigeants de clubs ne cessent de réclamer la suppression des contrats de courte durée (deux ans au minimum). Ce à quoi avait répondu favorablement l’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF), Hamid Haddadj, en imposant, depuis le mercato dernier, des contrats de deux ans au minimum. Une disposition réglementaire qui n’avait pas plu aux joueurs. Il faut dire que, au début, ces contrats de courte durée avaient beaucoup plus pénalisé ceux qu’on nomme les «petits clubs», du fait qu’ils ne disposent pas des ressources financières nécessaires pour s’attacher, chaque année, les services d’une dizaine de joueurs. Mais, par la suite, même les «grands clubs» ont commencé à ressentir les «méfaits» de cette logique. Ils n’arrivent plus, dans la majorité des cas, à garder leurs joueurs plus d’une saison. Donc, en début de saison, le Championnat national de football avait connu quelques problèmes liés à l’application de cette nouvelle mesure. Des dirigeants de club avaient tenté, malgré cela, de déposer auprès de la Ligue nationale de football (LNF) des contrats de leurs nouvelles recrues d’une durée de six mois. A ce titre, il y a lieu de rappeler l’épisode Hocine Achiou, lorsqu’il avait raté le match aller de la Coupe nord-africaine des clubs champions, au mois de décembre face au club marocain des FAR Rabat. Et pour cause, les responsables de la LNF avaient refusé d’enregistrer le dossier du joueur nouvellement recruté puisque son contrat était d’une durée de six mois. Il aura fallu que les dirigeants de la JSK déposent un autre dossier contenant un contrat de deux ans pour que Achiou soit autorisé à évoluer sous les couleurs jaune et vert. Aujourd’hui, il est à se poser des questions sur l’actuel comportement de l’ancien Usmiste qui est en train de mener des négociations avec plusieurs clubs, y compris avec la JSK. Comme si Hocine Achiou était libre de tout engagement. Si le joueur avait signé, au mois de décembre dernier, un contrat de deux ans, il n’a pas le droit de mener des négociations avec d’autres formations avant que son club ne le libère. En d’autres termes, si Achiou est libre, cela veut tout simplement dire qu’il y a eu «maldonne» lors du dépôt de son dossier il y a six mois. La LNF a-t-elle en fin de compte accepté le dossier du joueur avec un contrat de six mois alors que la réglementation l’interdit ? En tout cas, les uns et les autres se devraient d’apporter des éclaircissements au sujet de cette affaire.

Des contrats de deux ans au minimum
Ainsi, l’article 42 des règlements généraux prévoit que «les clubs des divisions nationales une, deux et inter-régions sont tenus d’établir des contrats pour leurs joueurs professionnels éventuels dont la durée ne saurait être inférieure à deux (02) années […]. Le joueur, sous contrat homologué, ne peut quitter son club à titre de prêt ou de transfert définitif que sur la base d’un contrat de transfert conforme aux dispositions du statut et du transfert des joueurs. A l’expiration du contrat, le joueur est libre». Il n’y a que les contrats de prêt qui peuvent être d’une durée inférieure à deux années mais pas en dessous de six mois (article 45 des règlements généraux). Seulement, à la fin de l’actuelle saison, après l’élection, au mois de février dernier, de Mohamed Raouraoua à la tête de la FAF, les choses semblent avoir changé. Même si dans les règlements généraux, qui peuvent être consultés sur le site Internet de la Fédération, l’article 42 est toujours en vigueur,  il n’y en a aucun à ce sujet dans les dispositions réglementaires pour la saison 2009-2010. En d’autres termes, le nouveau bureau fédéral n’a pas repris cette mesure en décidant de laisser les clubs et les joueurs signer des contrats d’une durée qui sied aux deux parties. D’ailleurs, depuis le début de la période des transferts, qui devra se clôturer le 15 juillet prochain, plusieurs joueurs et clubs se sont mis d’accord pour parapher des contrats d’une année seulement. Il faut dire qu’il est vrai que les problèmes du football national ne se résument pas seulement à ces contrats d’une année, même si ce phénomène influe, pour l’instant, négativement sur la stabilité des effectifs des clubs. Pour certains, c’est beaucoup plus aux dirigeants des équipes animant le championnat d’adopter une ligne de conduite adéquate. A ce titre, il y a lieu de donner l’exemple du président du Chabab de Belouizdad, Mahfoudh Kerbadj, lequel, par principe, n’établit jamais de contrat de moins de deux ans. Pourquoi les autres présidents n’en  feraient-ils pas de même ? Il y a quelques années, plusieurs dirigeants avaient lancé ce qui est appelé le Forum-Foot, une association qui les regroupe et qui avait pour vocation de défendre leurs intérêts. Mais, celle-ci n’a pas duré. En tout état de cause, si les responsables des clubs algériens des divisions une et deux étaient organisés, certains problèmes liés à l’organisation et au fonctionnement de notre championnat auraient vite été résolus, sans attendre une quelconque «intervention» des instances footballistiques.
A défaut, ils devront subir les «aléas» d’un marché des transferts sans aucune logique… 

A. A.

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