Les gestes salvateurs sont souvent ignorés
Maladies et déshydratation, conséquences de l’inattention durant l’été
Photo : M. Hacène
Par Rachida Merkouche
Le retour de l’été et des grandes chaleurs, ce n’est pas seulement les vacances et les petites escapades que l’on affection, particulièrement durant la période estivale. Il n’y a pas que les virées vers le littoral, la consommation de glaces et les petits caprices qu’on s’accorde, histoire de se faire plaisir, le temps d’une saison dont on tient à profiter pleinement, avant le prochain hiver. Les maladies dues à la chaleur et aux longues expositions aux rayons du soleil constituent le revers de la médaille. On se soucie peu, ou pas du tout, des personnes les plus vulnérables, en cette période, les enfants et les personnes âgées. On ignore tout des gestes, pourtant anodins, mais qui peuvent éviter des complications et on aborde les grandes chaleurs sans trop de précautions. Alors que des bébés et des enfants sont traînés dans les rues, à longueur de journée par leurs parents. Ils ne sont pas nombreux, parmi ces derniers à vêtir leur progéniture de manière à la protéger des rayons. Ce sont les tissus synthétiques qui ont la côte, au détriment du coton, seul en mesure d’absorber la sueur, alors que l’eau, la seule qui peut assouvir la soif et réhydrater l’organisme, est souvent oubliée. Ce n’est qu’après l’altération que l’on se soucie d’acquérir ce précieux liquide, dont on ne doit jamais se séparer pendant la chaleur. La même situation est vécue par les personnes âgées, qui ne ressentent plus la soif et qui se laissent involontairement déshydrater, ce dont leur entourage a rarement conscience. Par méconnaissance, les familles n’ont pas pour habitude de s’inquiéter pour ces personnes et de les abreuver par intermittence, ce qui est pourtant une nécessité. Il n’est pas rare non plus que l’on soit victime d’insolation et de brûlures, après une longue exposition au soleil, sans ménagement et sans protection aucune. Non seulement on ne pense pas à réduire le temps d’exposition et à s’abriter à l’ombre -que ce soit en bord de mer, ou dans la rue- mais les parents font très peu usage de produits solaires pour leurs enfants, et pour eux-mêmes, du reste. L’imprévoyance peut aussi avoir de fâcheuses conséquences sur les malades atteints d’affections chroniques, telles que les pathologies cardiaques et les insuffisances respiratoires, d’où l’obligation, pour eux, de ne pas sortir durant les heures les plus chaudes de la journée.
R. M.
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