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La ligue arabe et la Syrie
21 – 1 = 0 ?
Comme pour laver l’affront de 1979 qui les vit se replier pour un temps sur leur ascendance pharaonique, les Egyptiens ont placé au secrétariat général de la Ligue arabe un de leurs diplomates au nom prédestiné de Nabil…El Arabi. Quant à l’équation incongrue, seule une de ses variables a changé. Le bouillonnement syrien en fournissant l’occasion, s’il ya lieu de paraphraser le défunt Anouar Sadat, on dirait désormais 22 – 1 = 0, le 1 étant présentement Damas...
Violences préélectorales au Kenya
La sous-bassement politiques d’un conflit interethnique
Les violences pré ou postélectorales ne sont pas un phénomène nouveau en Afrique. Mais certains pays du continent éprouvent du mal à tenir une élection sans éviter l’effusion de sang. Les organisations humanitaires onusiennes et les forces de maintien de la paix, présentes en permanence en Afrique, font souvent état de massacres de civils dont les atrocités dépassent l’imaginaire. Mais ces violences ne sont pas le seul fait d’une rivalité politique entre différents candidats au vote. Le problème est plus profond que l’on pense. Au Kenya où les violences pré-électorales ont déjà fait des dizaines de morts et plus de quarante mille déplacés vers l’Ethiopie, les élections générales de 2012/2013 ne sont qu’un prétexte pour déterrer la hache de guerre pour certains...Une année après la chute de Moubarak
Egypte, la révolution «inachevée»
Un an après le soulèvement populaire qui a provoqué la chute de Hosni Moubarak, des milliers d’Égyptiens sont dans la désillusion dénonçant l’emprise de l’armée sur le pays. Les Egyptiens entendent bien poursuivre une révolution «inachevée»....Après la tragédie de Port-Saïd
Egypte : les militaires au banc des accusés
Dans la très symbolique Place Tahrir au Caire, une effigie est pendue à un réverbère, celle du général Tantaoui, à la tête du Conseil supérieur des forces armées, l’instance qui dirige de fait l’Egypte. A travers cette personnalité, l’armée égyptienne, au cœur du pouvoir, est de plus en plus décriée. Alors que l’Egypte entame laborieusement une phase de transition particulièrement fragile, le drame de Port-Saïd vient remettre au centre de la tourmente un pouvoir militaire profondément enchevêtré dans la vie politique et économique du pays ...Moscou ne compte pas lâcher le régime de Bachar al-Assad
Les raisons du soutien russe à la Syrie
L’échec de l’Onu à trouver une solution à la crise syrienne, en raison des vetos russe et chinois, a mis la crédibilité de cette institution en doute. Et ce n’est pas la première fois que cette organisation internationale se retrouve dans une telle situation puisqu’elle a déjà échoué à arbitrer en faveur du peuple palestinien. Cela dit, la crise syrienne peut trouver son dénouement si le président Bachar al-Assad consent à arrêter ses massacres contre les manifestants qui demandent aussi bien son départ que celui de son régime. Le veto russe au Conseil de sécurité de l’ONU contre l’adoption de nouvelles sanctions contre le régime de Damas semble encourager le président syrien dans sa logique répressive de l’opposition. Mais pourquoi donc cette protection dont bénéficie al-Assad de la part de Moscou, qui estime que la situation peut être apaisée en Syrie sans le départ du régime de Damas ?...Un nouveau round de négociations est prévu du 11 au 13 février courant à Manhasset
Rabat parle d’une nouvelle vision, le Polisario en wait and see
C’est le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, qui l’a annoncé jeudi dernier à Séville. Le Maroc viendra aux négociations de Manhasset (New York), prévues du 11 au 13 février, avec une nouvelle vision sur la voie à emprunter pour résoudre le conflit du Sahara occidental. «Nous souhaitons que la nouvelle délégation marocaine, désignée par le gouvernement du Premier ministre Abdelillah Benkirane, arrive à Manhasset avec une nouvelle vision qui rompt avec l’attitude négative affichée par le Maroc lors des différents rounds de négociations entre les deux parties», a déclaré, M. Abdelaziz, secrétaire également général du Front Polisario. «Nous espérons que la partie marocaine viendra à ces négociations avec une vision conforme avec la légalité internationale, en coopérant sérieusement avec les efforts déployés par les Nations unies pour résoudre ce problème», a-t-il souligné lors d’une conférence de presse en marge des travaux de la 37e conférence européenne de coordination de la solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO)...La ligue arabe saisit l’ONU pour lutter contre la détérioration de la situation sécuritaire en Syrie
Damas sur la voie de Tripoli ?
Avec plus de 5 400 morts en dix mois de révolte populaire, le régime de Bachar Al Assad se retrouve dans une posture de plus en plus inconfortable. La poursuite des violences contre les manifestants et les affrontements armés entre les soldats déserteurs et les forces de sécurité régulières aggravent davantage la situation. Le difficile accès à l’information ajoute encore à la confusion générale qui règne à Damas où le pouvoir en place préfère le langage des armes à celui du dialogue politique avec une opposition qui ne croit plus en les beaux discours et les promesses qui n’ont jamais été tenues...Règne des milices et chocs des régionalismes
Où va la Libye ?
Depuis la chute du régime de Kadhafi, la Libye est entrée dans une phase extrêmement périlleuse. Le Conseil national de transition (CNT) n’arrive pas à instaurer la stabilité et entamer la reconstruction du pays, notamment dans son aspect institutionnel. L’absence de structures de l’Etat ayant survécu à l’ancien système complique davantage la tâche des Libyens, plus que jamais confrontés au règne des milices et au choc des régionalismes...Le Secrétaire exécutif de l’Agence du Nepad, Ibrahim Assane Mayaki :
«Les Africains doivent résister à la tentation de l’autodénigrement»
En juillet 2001, les dirigeants africains adoptent la feuille de route pour le développement du continent, plus connue sous son appellation officielle : le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Dix ans après son adoption, alors que le Nepad fait désormais partie des structures de l’Union africaine (UA) avec la création au sein de l’Union, en janvier 2010, de l’Agence du Nepad, quel est le chemin parcouru dans sa mise en œuvre ? Dans cet entretien franc et direct, Ibrahim Assane Mayaki, le Secrétaire exécutif de l’Agence du Nepad, répond sans détour....Alors que Fatah et Hamas convergent sur l’inutilité des négociations avec Israël
Marwan Barghouti appelle à une troisième Intifadha et à la résistance pacifique
Le cinquième round des négociations exploratoires entre Palestiniens et Israéliens s’est achevé sans aucun résultat palpable. fficiellement, l’échec du conclave d’Amman est dû au refus israélien de geler la construction de colonie en Cisjordanie. Mais l’attitude inflexible de l’Etat hébreux cache une stratégie maléfique qui consiste à faire capoter le processus de réconciliation interpalestinienne et la montée en puissance de Hamas qui jouit d’un soutien diplomatique de plus en plus large, notamment après les révoltes arabes qui ont abattu des régimes ayant pris part à l’isolement du mouvement de résistance de Hamas et de la bande de Ghaza. Le rapprochement entre Fatah et Hamas et la perspective d’une position unifiée des factions palestiniennes n’arrangent en rien la stratégie israélienne basée sur la division des rangs et l’exacerbation des contradictions interpalestiniennes. Marwan Barghouti à partir de sa réclusion, transcendent ces clivages et appelle tous les Palestiniens à l’unité et à la résistance pacifique...Confrontée à une crise politique complexe
La Syrie déchirée entre «révolution» et «stabilité»
La Syrie reste déchirée entre deux options en contradiction. L’ambition d’un pan entier de la population syrienne de pousser le régime vers une démocratisation légitime. Et un pouvoir, aux ramifications profondes dans la société, se posant comme le garant unique à la «stabilité» du pays et qui ne semble nullement disposé à subir le sort des régimes tunisien ou libyen ...Le Moyen-Orient est assis sur une poudrière
Les dessous de la guerre entre chiites et sunnites
Le conflit entre les musulmans chiites et sunnites remonte aux premières années de la mort du Prophète au début du septième siècle de notre ère. Cette rivalité, entretenue jusqu’à nos jours, a fait de nombreuses victimes et continue à en faire aujourd’hui en Irak, au Pakistan, au Yémen et au Bahreïn, pour ne citer que ces pays. Mais derrière cette guerre religieuse, entre deux communautés d’une même croyance, se cache une féroce guerre de leadership géopolitique et économique entre l’Iran chiite et l’Arabie Saoudite sunnite dans cette région du monde riche en pétrole. L’Occident n’est pas en dehors de cette guerre fratricide...Concentrant tous les enjeux géostratégiques et économiques
Le Proche-Orient, une région stratégique dans la politique mondiale des Etats-Unis
Après la fin de la guerre froide, les Etats-Unis ont redéfini une stratégie intégrale visant à leur permettre de demeurer une superpuissance et de faire prévaloir leurs intérêts économiques. La géopolitique mondiale est désormais dominée par une superpuissance dont l’objectif est de maîtriser le capitalisme mondial, façonner le marché à sa convenance et faire en sorte que la mondialisation soit une américanisation sur tous les plans. Pour cela, il appartient aux Etats-Unis d’écarter tout danger de désordre qui remettrait en question leur suprématie. Dans son livre The grand chessboard, Zbigniew Brzezinski affirme que «la politique des Etats-Unis est la clé de l’ordre mondial». Il avance l’idée que son pays doit éviter «la domination par une seule puissance d’une des deux principales sphères de l’Eurasie», un curieux ensemble imaginé par les penseurs états-uniens qui ne précisent toutefois pas quelle est la réalité de cette construction théorique. Brzezinski décrit en détail les moyens d’instaurer un nouvel ordre mondial dominé par les Etats-Unis, et il donne une idée assez précise d’une stratégie qui vise, comme cela est souligné dans le titre de l’édition américaine (American primacy and it’s geostrategic imperatives), à la suprématie des Etats-Unis, sous le couvert d’un certain messianisme typiquement anglo-saxon : «Si les Etats-Unis manquaient à leur tâche, ce serait l’anarchie mondiale.»...Le détroit d’Ormuz au centre d’un bras de fer annonciateur de conflagration
Pressions occidentales sur l’Iran
La nouvelle année 2012 débute avec une tension grandissante exercée contre l’Iran par les Etats- Unis et certaines capitales européennes. Les élections présidentielles américaines prévues en novembre prochain et la bataille rude annoncée entre républicains et démocrates devraient, selon certains analystes, diminuer les risques d’attaque militaire visant l’Iran. Pour d’autres, ce sont justement les rendez-vous politiques cruciaux des grandes puissances, notamment en temps de crise, qui poussent à rechercher la confrontation ...Sortis des geôles sionistes il y a quelques mois
La liberté très surveillée des anciens prisonniers palestiniens
Les détenus palestiniens libérés par Israël dans le cadre de «l’échange Shalit» font face à de multiples contrôles...Au moment où de nouveaux blocs économiques et politiques se forment
L’Afrique se disloque en micro-Etats
Le XXIe siècle sera celui des grands ensembles économiques et politiques. Malgré la crise économique que l’Europe traverse, l’Union européenne songe toujours à s’agrandir pour former un empire d’un nouveau genre. En Amérique du Sud, le Brésil, l’Argentine et le Venezuela se rapprochent de plus en plus pour élargir leur coopération et faire face en un seul bloc aux défis futurs. D’autres pays latino-américains sont aussi animés par cette volonté de se joindre à ce groupe. En Asie du Sud, le constat est le même en dépit du désir de la Chine de s’imposer comme leader. En Afrique, la situation n’est malheureusement pas réjouissante. Car, l’on assiste au processus inverse. Les Etats africains, minés par de nombreux conflits, se disloquent les uns après les autres. Le dernier exemple est celui du Soudan, fractionné en un Soudan du Nord et Soudan du Sud. D’autres pays du continent sont aussi menacés par cette maladie de la sécession...L’opposition de l’intérieur pour un règlement pacifique de la crise syrienne
Syrie, le gouffre
De la demande de réformes politiques réclamées par les manifestants de Draa, berceau de la contestation, aux attentats de Damas, réclamant un départ du régime même au prix de milliers de morts, le pays semble ne plus connaître le moyen de sortir de cet abîme. L’escalade de la violence de part et d’autres fait craindre aux voisins de la Syrie une guerre à leurs portes. Entre une opposition divisée et un régime aveugle, la guerre civile se profile à l’horizon sombre des Syriens...La crise politique qui a secoué la Côte d’Ivoire se reproduit en République démocratique du Congo
Un seul pays, deux présidents
La crise politique qui secoue la République démocratique du Congo trouve ses racines dans la présidentielle du 28 novembre 2011. En ce début d’année 2012, la situation se développe vers le pire car aucun camp politique n’a l’intention de céder. Le pays risque ainsi de sombrer dans la violence armée. La communauté internationale, à sa tête l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies, craint le pire. Joseph Kabila a été réélu à la présidentielle avec 48,95% des voix. Etienne Tshisekedi est arrivé, quant à lui, en deuxième position avec 32,33% des suffrages exprimés...Après une année marquée par des révoltes insurrectionnelles
2012, année de la décantation
Si en Tunisie et au Maroc, les choses semblent se stabiliser du moins sur le plan politique après des élections qui ont porté au pouvoir les islamistes modérés, en Egypte, en Syrie, au Yémen, la décantation politique se fera dans les mois à venir. En Egypte et au Yémen, il s’agit de finaliser le transfert du pouvoir alors qu’en Syrie, le rapport des forces d’une situation qui paraît complexe se joue sur le front interne entre le pouvoir et l’opposition et sur le front externe entre l’Occident et l’Iran. La fin du bras de fer engagé entre Téhéran et Washington dans le détroit d’Ormuz déterminera le vainqueur. Reste la Libye dont le défi majeur pour le CNT est de désarmer les milices et d’assoir son pouvoir sur tout le pays avant de procéder à l’ouverture du processus de légitimation des institutions de l’Etat par les urnes. Cette échéance décisive aussi bien pour la stabilité interne de la Libye que pour la normalisation de ses rapports avec ses voisins, devra se tenir en 2012 si le calendrier tracé est respecté....Les affrontements religieux et ethniques persistent depuis vingt ans entre le nord et le sud
Le Nigeria sur la voie du Soudan
Le conflit interreligieux au Nigeria ne date pas d’aujourd’hui, mais depuis vingt ans les tensions se sont exacerbées entre les communautés chrétiennes (sud) et musulmanes (nord). Des milliers de personnes sont mortes par balles, brûlées, décapitées ou jetées dans les fonds des puits suite à des affrontements meurtriers qui opposent musulmans et chrétiens dans ce pays de plus de 160 millions d’habitants, le plus peuplé du continent africain. Mais cette guerre communautaire permanente n’est pas seulement le fait d’un «désaccord» sur la religion. Mais au rythme où vont les évènements, le Nigeria va droit au mur...Tahrir, l’armée et les Frères musulmans
Egypte, le saut dans l’inconnu
La place Tahrir, au Caire, est, de nouveau, le théâtre de nouvelles violences entre les forces de l’ordre et les manifestants. Ces derniers demandent la démission du Conseil militaire qui gouverne l’Egypte depuis la chute d’Hosni Moubarak. L’armée ne l’entend pas de cette oreille. Elle ne veut surtout pas être chassée des commandes par «des agitateurs» qu’elle croit pouvoir neutraliser. Elle accuse les téméraires de la place Tahrir de comploter contre l’Etat. Dans cette confrontation, la confrérie prend le relai du gouvernement et porte l’affaire devant la justice. Craignant l’émergence d’un réel contre-pouvoir, les Frères musulmans, qui se voient déjà aux commandes du pays, veulent prendre les devants. Soutenant le calendrier électoral de l’armée, ils deviennent les alliés conjoncturels des militaires. L’Egypte peine à sortir la tête de l’eau...Le combat de la Palestine à l’ONU
Un test du rééquilibrage du monde
L’épreuve de force, modulée mais inéluctable, autour de la reconnaissance internationale de l’Etat de Palestine, fournit l’un des plus sûrs indices du déclin de l’hégémonie occidentale et de la reconfiguration de l’Ordre mondial en cours...Après huit mois de contestation populaire et plus de cinq mille morts parmi les civils
Le régime de Damas chancèle mais ne cède pas
Au moins vingt personnes sont tuées quotidiennement en Syrie dans la répression du mouvement de contestation populaire, en cours depuis neuf mois. Un opposant syrien avait averti sur cette stratégie du régime de Damas qui, tout en continuant sa sanglante répression, ne veut pas attirer l’attention de la communauté internationale en commettant des massacres de masse, comme l’avait fait Hafez Al-Assad au début des années 1980 à Hamma, une des villes martyres. Fortement ébranlé par ce soudain mouvement populaire qui exige un changement politique profond dans le pays, Bachar Al-Assad ne lâche pas prise. Rassuré par le soutien russe et chinois, ainsi que par certains pays arabes qui l’appuient implicitement au sein de la Ligue arabe, le régime de Damas n’est pas près de tomber, comme l’avaient prédit certains analystes et même des diplomates occidentaux...L’opposition la qualifie de manœuvre
Damas accepte la venue d’observateurs arabes
La Syrie a formellement accepté, hier, après une valse-hésitation de plusieurs semaines, la venue d’observateurs arabes dans le pays, jugée immédiatement par l’opposition comme une «manœuvre» pour gagner du temps...Il a été le symbole de toute une nation
Vaclav Havel, les souvenirs de velours
De simples «promeneurs» qui, à l’heure dite, se retrouvent au pied de la statue qui domine cette large avenue. Puis des slogans apparaissent: «Jakes dehors!», «Vive Havel», «Svoboda». En 1989, la Tchécoslovaquie fait sa révolution...Le 13ème congrès du Polisario est décidé
Reprise des négociations ou reprise des armes
Près de trente-six ans d’occupation marocaine et près de vingt ans de patience sahraouie. Le Maroc excelle dans la fuite en avant et les manœuvres et les puissances occidentales ne sont mues que par leurs intérêts. Les droits de l’homme et les principes de liberté et des droits des peuples de disposer d’eux-mêmes ne sont, en fin de compte, que des armes de pression et de chantage que l’Occident utilise en fonction de ses besoins et de ses stratégies conjoncturelles. Là où l’occupation étrangère bafoue les droits humains et prive les peuples de leurs libertés, comme en Palestine et au Sahara occidental, les chantres de la démocratie cautionnent les agressions et défendent le diktat des occupants. Les Sahraouis sont las de cette trêve que le Maroc exploite pour renforcer sa présence dans les territoires occupés et pour mieux piller leurs richesses naturelles avec la complicité de pays occidentaux et des multinationales avides de profits. A ce propos, le Parlement européen a jeté un pavé dans la mare en refusant la reconduction de l’accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc...Entre grèves et élections
Statu quo en Syrie
Malgré la pression continue et les sanctions occidentales et arabes, le régime syrien reste toujours inébranlable. Dans une atmosphère sécuritaire torride et un appel à la grève initié par l’opposition, des élections municipales sont organisées. En parallèle, des négociations toujours en cours avec la Ligue arabe tentent de permettre une sortie de crise et éviter le pire...Pour éviter un scénario à l’ivoirienne
Faut-il refaire les élections en RDC ?
Quel mécanisme faut-il inventer pour un meilleur déroulement des élections dans les jeunes Etats africains où la fraude électorale occupe plus de place dans les débats que les programmes des candidats en lice ? Avec la présidentielle en République démocratique du Congo, nouvel Etat né de la sécession de l’ancien Zaïre, l’on est face à ce même problème qui se répète à chaque rendez-vous électoral sur le continent noir. C’est-à-dire la fraude et la violence lors de la publication des résultats du vote...En raison de l’échec des Etats indépendants à mener à bon port leurs projets de société
L’islamisme au secours de la crise identitaire au Maghreb
La percée des islamistes dits modérés en Tunisie, au Maroc et en Libye, inquiète les milieux petit-bourgeois dans tout le Maghreb. Cette inquiétude renseigne sur le degré de méconnaissance par cette frange sociale de sa propre société. A moins qu’elle ne pratique la politique de l’autruche qui préfère ne pas voir «le danger» pour s’en prémunir. Pourtant, l’élite maghrébine, issue de cette même petite bourgeoisie, aurait pu comprendre la dynamique qui sous-tend la montée de l’islamisme, si elle se référait à l’histoire des différents pays maghrébins notamment celle de la lutte anticoloniale...Sous la menace du risque d’internationalisation
La Syrie à la croisée des chemins
Après plus de huit mois de crise qui a fait 4000 morts, selon l’Onu, et face au risque d’internationalisation, le régime syrien semble opter pour d’autres stratégies en acceptant la demande de la ligue arabe d’envoyer des observateurs sur place. Le bras de fer toujours en cours entre le pouvoir et l’opposition serait-il en train de prendre d’autres formes ?...Les rues du globe s’emplissent de manifestants
L’acceptation pacifique des inégalités, c’est fini
Le Chili est exemplaire à ce sujet : le pays fait partie de ceux qui ont enregistré les plus grands succès. Pourtant, depuis des mois, les quartiers s’emplissent de manifestants...L’Afrique et la malédiction des violences électorales
RDC : la peur du retour à la case départ
La violence pré et postélectorale est devenue une sorte de tradition dans de nombreux pays du continent africain. Plus de cinquante ans après la vague des indépendances qui a marqué le XXe siècle et qui a permis à l’Afrique de sortir du joug colonial, la démocratie n’arrive toujours pas à s’imposer comme la seule règle du jeu politique. La prise de pouvoir passe souvent par la falsification des résultats des élections. Ainsi, la voix des peuples ne sert qu’à gonfler les chiffres de la participation au vote, pour donner une caution à des candidats prêts à user de la violence pour garder le pouvoir aussi longtemps qu’ils le peuvent. En République démocratique du Congo (RDC), ce genre d’expériences électorales douloureuses risque de se reproduire à l’occasion de la présidentielle, opposant le président sortant Joseph Kabila et son adversaire Etienne Tshisekedi qui s’est tenue le 28 novembre dernier et dont les résultats définitifs seront rendu publics demain. Peut-on éviter une nouvelle tragédie en RDC ?...Espérant que les révoltes arabes allaient voler à son secours
L’Occident, seul face à sa crise financière
Les révoltes arabes interviennent au moment où l’Occident est secoué par une grave crise économique qui remet en cause non seulement sa gestion financière, mais surtout l’ordre économique mondial soumis au diktat des multinationales et des spéculateurs. Les bouleversements qui interviennent dans le monde arabe devaient servir d’exutoire et de pare-choc pour les puissances mondiales d’autant plus que la région arabe recèle des ressources énergétiques et financières dont l’économie mondiale a besoin pour s’assurer une relance. Certains analystes estiment que les révoltes arabes sont provoquées par les effets de la crise financière...Les législatives ont bien lieu malgré une crise dantesque
La révolution égyptienne à l’épreuve des urnes
Sur fond de tension extrême, l’Egypte entame des élections législatives, premières du genre depuis la chute de Hosni Moubarak. Le pays est un champ de bataille avec trois acteurs principaux : Des militaires au centre du pouvoir depuis 1952, réfractaires à lâcher les rênes sans garder un minimum de prise, la coordination des révolutionnaires de la place Al Tahrir exigeant absolument une transition du pouvoir vers les civils, et enfin les Frères musulmans, mouvement politique le mieux structuré, derrière la vitrine du parti de la Liberté et de la Justice, attendant leur heure. ...La Ligue arabe assène le coup de grâce au régime d’Al-Assad avec de nouvelles sanctions économiques
La Syrie au bord du gouffre
Le régime d’Al-Assad vit-il vraiment ses derniers jours, comme l’estiment de nombreux politiques occidentaux ? En dépit des sanctions diplomatiques et économiques qui ont mis en isolement la Syrie, le président Bachar Al-Assad ne veut pas lâcher prise et compte tenir encore tête à la communauté internationale qui l’invite à céder sa place dans les meilleurs délais. Alors que plus de 3 600 personnes ont été tuées en l’espace de huit mois de contestation populaire du peuple syrien, personne ne sait quelle issue aura la crise politique à Damas...Leur mouvement est à l’assaut du pouvoir dans différents pays
Les Frères musulmans, origines et perspectives
La déferlante islamiste en Tunisie et au Maroc et les signes annonciateurs d’un raz-de-marée des Frères musulmans en Egypte suscitent des interrogations sur un phénomène politique inédit et met l’Occident dans l’embarras en raison de son soutien aux révoltes qui ont bouleversé l’ordre dans le monde arabe et qui ont ouvert la voie à une démocratie devenue tremplin des islamistes pour prendre le pouvoir. L’Europe cache mal son désarroi et ses craintes de voir la rive sud de la Méditerranée «s’islamiser», alors que l’extrême droite fleurit au cœur même de l’Europe. L’arrogance de l’Occident aveugle ses dirigeants et une partie de son intelligentsia qui refusent d’admettre que le radicalisme en terre d’Islam est le produit de leurs politiques coloniales, de pillage, de ségrégation raciale, culturelle et confessionnelle et, surtout, de leur politique économique dont la contradiction majeure consiste à prôner le libre-échange des marchandises et à pratiquer l’embargo sur l’accès à la science et la technologie, vecteurs de développement autonome, de modernité comme évolution naturelle des sociétés et non comme mimétisme absurde...à quelques jours de législatives cruciales
Egypte : le pouvoir militaire en question
Le scrutin électoral égyptien prévu le 28 novembre prochain s’annonce ardent. Alors que les prévisions pronostiquent un avantage en faveur de l’inévitable mouvement des Frères musulmans, les violences reprennent de plus belle, faisant plusieurs morts. Les égyptiens, visiblement déçus par la gestion du pouvoir de transition par l’omnipotent Conseil suprême des forces armées CSFA, n’entendent pas laisser faire dévier leur Révolution. Au cœur même du pouvoir, durant ces cinquante dernières années, l’armée se retrouve, de fait, dans l’œil de la contestation...Les risques d’embraser la région sont réels
Une intervention militaire en Syrie serait incertaine et contre-productive
Demande de démission de la part du roi de Jordanie, nouvelles sanctions européennes et radiation de la Ligue arabe… La pression s’est accentuée sur le pouvoir syrien depuis quelques jours. La question d’une intervention militaire occidentale demeure, mais est-elle crédible ?...Le sort du régime syrien sera clé pour l’avenir de la région
La Syrie, pomme de discorde entre la France et la Russie
La Russie n’a jamais été absente du Moyen-Orient, que ce soit sous le régime tsariste ou sous le régime bolchevique. Du temps des tzars, ceux-ci étaient les protecteurs des communautés chrétiennes d’obédience grecque-orthodoxe ou églises dites «melkites», ...Pourquoi le changement peine à prendre forme en Egypte ?
Les régimes ont la peau dure
Une révolution bouleverse l’ordre. Une révolte arrondit les angles. Le départ de Moubarak et de son clan immédiat n’a pas provoqué les mutations structurelles exigées par les révoltés égyptiens. Un changement qualitatif et rapide aurait coûté cher aux tenants actuels du pouvoir qui sont aussi responsables que le Pharaon déchu, sa famille et sa cour. Le procès des Moubarak et de l’ancien ministre de l’Intérieur traîne en longueur et n’aboutira pas à la mise à nu du régime. Moubarak, en tant que symbole du pouvoir absolu, est trop âgé et malade pour résister à une honte alors que pour le reste des responsables du chaos égyptien, un compromis semble avoir été établi pour éviter des révélations fracassantes, ce qui explique le report des échéances de changement...La Syrie s’achemine vers une guerre civile
Al-Assad sur la voie de Kadhafi
Depuis le 15 mars, date du début de la contestation populaire en Syrie, plus de 3 500 personnes sont mortes dans la sanglante répression des manifestants pacifiques. Le régime de Damas, conduit par le Président Bachar al-Assad, a choisi la violence pour répondre aux aspirations démocratiques de son peuple. Le prix à payer d’avoir agi ainsi sera aussi lourd que le massacre à huis clos qu’Al-Assad est en train de commettre contre des civils désarmés. La défection d’une partie du commandement de l’armée syrienne, socle du régime de Damas avec la police politique, a changé le cours des évènements. Alors qu’al-Assad s’est mis à contre-courant de toutes les propositions de dialogue avec ses partenaires de la Ligue arabe et des appels de la communauté internationale pour qu’il cesse sa répression, des militaires «déserteurs» semblent être décidés à passer à une autre étape : la guerre. La Syrie plonge dans l’inconnu mais le sort de Bachar al-Assad est toutefois clair. Le Président syrien ne veut pas se rendre même en cas d’une intervention étrangère pour «protéger les civils». On est devant un scénario à la libyenne, avec quelques détails près ...La Ligue arabe lâche le régime de Damas qui poursuit ses massacres contre les civils
Va-t-on vers une intervention étrangère en Syrie ?
Bachar Al-Assad compte toujours sur ses soutiens russes et chinois pour sortir de l’impasse dans laquelle il s’est retrouvé huit mois après le début de la contestation populaire qui a déstabilisé son régime. Mais jusqu’à quand ses deux alliés conjoncturels pourraient-ils lui tendre la main au moment où un consensus est en train de prendre forme pour un scénario à la libyenne ? La décision récente de la Ligue arabe de suspendre de ses réunions la Syrie et son intention de mettre en place «un mécanisme pour protéger les civils en Syrie» ressemble à un véritable quitus en faveur d’une intervention militaire étrangère pour en finir avec la répression meurtrière des manifestations populaires à Damas et dans les autres villes syriennes...Le défi est sécuritaire et économique
Les mines anti-personnel, la nouvelle bataille du Sud-Soudan
L’indépendance acquise, le Soudan du sud doit relever un défi pressant : déminer son territoire. L’enjeu est à la fois sécuritaire, économique et de santé publique. A ce jour, les différents groupes participant aux actions de déminage ont rendu 20 047 km de route accessibles et 1 067 km2 de terres ont été remis à la disposition des communautés locales depuis le début de l’action anti-mine en 2005. 80% des zones les plus dangereuses sont maintenant sûres et que 96% des routes jugées «contaminées» ont été débarrassées de toutes mines, selon les estimations de l’ONU. Une étude du PAM montre que grâce au déminage, le coût des transports a diminué de 40% et que le nombre de nouvelles entreprises créées a augmenté de 65%...Après la publication du rapport accusateur de l’AIEA
L’Iran de nouveau sous la menace occidentale
La publication du rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) replace de nouveau le nucléaire iranien sous les feux de la rampe. Les Occidentaux menacent d’adopter de nouvelles sanctions contre Téhéran et son programme nucléaire inlassablement controversé. Et la menace d’une agression militaire contre les installations iraniennes refait surface...Meurtrie par la crise
L’Espagne s’apprête à donner la victoire à la droite
Une Espagne meurtrie par la crise élisait hier son Parlement et devrait donner une victoire écrasante à la droite, infligeant une lourde sanction aux socialistes pour leur politique d’austérité et le chiffre record de cinq millions de chômeurs...Avec les législatives pour premier objectif
Les islamistes marocains surfent sur la vague du parti Ennahda
Le taux de participation apparaît comme un des grands enjeux de ces législatives. Pouvoir et classe politique se demandent si les Marocains vont s’intéresser ou non à ce scrutin. En 2007, le taux de participation avait été de 37% seulement. Beaucoup de Marocains se sont désintéressés des élections qu’ils considèrent comme de la poudre aux yeux, un faire-valoir pour un gouvernement corrompu. Les contestataires du mouvement du 20 février, qui regroupe des jeunes indépendants, des radicaux de gauche et des islamistes fondamentalistes, ont d’ailleurs appelé au boycott des prochaines législatives, considérant que les règles du scrutin ne permettent pas un véritable renouvellement de la classe politique...Après l’échec de la méthode «hard» en Afghanistan et en Irak
Les Etats-Unis changent de stratégie pour réaliser le GMO
Qui a dit que le projet du «Grand Moyen-Orient» avait échoué ? Qui a dit que les Etats-Unis avaient abandonné ce projet géostratégique ? Le GMO a été élaboré comme stratégie américaine au lendemain de la chute du Mur de Berlin et de la dislocation du bloc de l’Est. Ainsi, le monde bipolaire a cédé la place à un monde unipolaire faisant des Etats-Unis les maîtres du monde dont l’objectif géostratégique consiste à assurer sa suprématie sur deux pôles potentiels, capable à terme de leur disputer le marché mondial et, par ricochet, le leadership politique et militaire. Il s’agit d’une Union européenne qui commence son expansion et d’une Chine en pleine croissance...La situation se dégrade pendant que Saleh tente de gagner du temps
Le Yémen vers une destination inconnue
Il est vrai qu’au Yémen, il existe un Etat et des institutions, mais la gestion politique de ce pays demeure à fort esprit tribal. Cette situation rend les choses plus compliquées pour désamorcer une crise politique qui risque de virer vers une guerre civile. L’entêtement d’Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, pourrait aussi être expliqué en partie par la persistance du poids de la tribu dans la gestion des affaires d’un pays riche en ressources souterraines mais dont le peuple est l’un des plus pauvres de la péninsule arabique...Libre opinion
La lâcheté de Barack Obama
Je comprends mieux maintenant que le soir de son élection à la Maison-Blanche, Barack Obama n’ait pas parlé d’Abraham Lincoln, le seul président américain qui n’a pas trompé ses électeurs...Echec de la médiation arabe
Syrie, quelle solution ?
La Ligue arabe, habituée aux réactions médianes et aux déclarations molles n’a pas hésité, cette fois-ci, à fustiger Damas. Elle a accusé ouvertement le régime de Bachar Al Assad d’avoir failli à ses engagements. Ce dernier, après avoir annoncé son acceptation du plan de sortie de crise proposé par l’organisation panarabe mercredi dernier, n’a pas hésité à accentuer sa répression faisant jusqu’à 19 morts un jour de fête. Les opposants syriens restent partagés entre demandeurs d’une intervention internationale et ceux appelant à la poursuite de la lutte pacifique jusqu’à la chute du régime. La communauté internationale semble être totalement tétanisée. Entre les uns et les autres le peuple syrien paie chaque jour un lourd tribut sur le long chemin de la liberté...Rechercher
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- Samedi 18 février 2012
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