Les Etats-Unis choisissent de «changer d’attitude» envers l’Iran
Téhéran face à la «diplomatie du pire»
Par Anis Djaad
La présence de Nicolas Burns à la rencontre de Genève, qui a réuni le groupe des «5+1» et le chargé des affaires nucléaires iranien, serait-elle un leurre ? Elle a été nécessaire à plus d’un titre. Suite à l’échec des Occidentaux à faire adopter de nouvelles sanctions contre les mollahs au Conseil de sécurité de l’ONU, il fallait trouver la parade pour mettre le régime d’Ahmadinejad le dos au mur. Et dans la foulée, prendre à témoin toute la communauté internationale -dont les alliés de Téhéran- quant à ce manque de volonté de la part des Iraniens. C’est désormais chose faite, bien que ces derniers n’aient même pas eu à suspendre leurs activités liées à l’enrichissement de l’uranium. Par ce «changement» d’attitude, voire de stratégie, l’administration américaine a-t-elle réussi à faire passer son message qu’elle veut surmédiatisé et qui se résume en un pas diplomatique de plus ? Ce qui est certain, le département d’Etat américain est parvenu à inverser complètement les rôles. Non seulement la République islamique n’a pas le droit d’entrer dans le club privé des puissances nucléaires, mais elle apparaît dans la peau du parfait «bourreau». Face à lui, la «victime» occidentale qui, elle, se donne la peine de proposer des offres plus que séduisantes et de faire semblant de patienter. Car, au bout de deux semaines de délai, les mollahs finiraient par rejeter l’offrande qui leur a été faite chez les Helvètes. Sinon, accepter en partie le cadeau géant qui leur a été offert et faire durer le plaisir quant à l’inspection du reste du chargement. Mais, comme a eu à le répéter souvent le président W. Bush, la patience a ses limites. Le délai de deux semaines écoulé, les Etats-Unis s’équiperont-ils de nouveau de leur main de fer ? Condoleezza Rice n’a pas attendu la fin du sursis accordé aux Iraniens pour s’en munir. Avant de confirmer que le gouvernement de Washington n’a pas pour autant changé de stratégie à l’adresse des autorités de Téhéran. Celles-ci ont une quinzaine de jours pour fournir une réponse sérieuse, voire convaincante, au groupe des «5+1». Passé ce délai, elles s’exposeraient à des «mesures punitives». Il y aura toujours la possibilité d’exploiter la piste de New York -en référence au Conseil de sécurité-, a prévenu la «Dame de fer». En quoi consistent au juste ces mesures punitives ? Une nouvelle résolution qui ne réunirait pas assez de voix pour être appliquée par la «grâce» des alliés sino-russes ? Avant de se rendre aux Emirats arabes unis -où elle aura à exposer aux alliés arabes du Golfe de Washington le point de vue des Occidentaux à propos du nucléaire iranien-, Mme Rice a donné un aperçu de ce à quoi ressemblerait la punition. Des mesures ultérieures unilatérales susceptibles de mettre la pression sur les institutions financières iraniennes. Parce que, à en croire la patronne de la diplomatie américaine, l’Occident a fait tout ce qui est en son pouvoir en matière de négociations. Reste à emprunter la voie de ces mesures punitives, et l’administration serait dans la position la plus forte possible pour les infliger. C’est aussi la position dans laquelle se trouverait Londres. Dans une Knesset archicomble, Gordon Brown n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : «L’Iran est confronté à un choix clair : suspendre son programme nucléaire et accepter nos offres de négociation ou bien être de plus en plus isolé et confronté à la réponse collective» de nombreux pays. Ce qui laisse penser que Condoleezza Rice aurait obtenu le soutien des Arabes «modérés» du Golfe avant même d’y atterrir dans la région ? Rien n’est exclu à cet instant, a précisé le locataire du 10, Downing Street. Egalement en ce qui concerne de plus larges sanctions couvrant le secteur du gaz et du pétrole. Bien que cela puisse nuire à l’économie de la République islamique d’Iran, il y aurait quelque chose de rassurant dans le discours de Brown devant les députés israéliens. Ainsi, les Occidentaux ne se précipiteraient pas sur le chemin d’une nouvelle guerre préventive. Faudrait-il d’abord qu’ils aient les moyens de l’enclencher bien que le refus catégorique de l’opinion publique occidentale n’y changerait pas grand-chose.
Que décidera demain la «grande démocratie du Nord» où des voix demandent au Premier Ministre britannique de ne pas croire tout ce que lui dit le gouvernement américain sur la torture ? Les révélations faites récemment par le New York Times, à propos de manœuvres militaires israéliennes en Méditerranée en préparation à une éventuelle attaque contre les installations nucléaires d’Iran, ne seraient-elles qu’un coup d’épée dans l’eau ? Gordon Brown a promis que, comme son allié américain et ses partenaires européens, la Grande-Bretagne continuera à mener des efforts diplomatiques pour que jamais un programme nucléaire militaire iranien ne voie le jour. Dans deux semaines, la République islamique d’Iran devrait encore une fois éviter le pire.
A. D.
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Commentaires (15 envoyés):
AUX USA LA COMMUNITEE A SUIVI LE MATCH
DANS L'AMBIANCE ALGERIENNE .
ENCORE BRAVO , VOUS ETES DANS LES ANNALES DE FOOT ALGERIENNE
er à exercer son activité par effet rétroactif contraire à l'art.2 du code civil n'est il pas un abus et excés d'autorité de l'administration. cette ac
tivité se faisait avec tous les docu-ments nécessaires. Un décret et un arrê-té sont il au dessus de la loi. Que pen-
se ce lollectif d'avocats et Mr. le Pré-
sident des droits de l'homme.
elle a dit le sahara et marocain, pour vous reppler que vous etes sur la page ou on pale de leconomie mais pas le Maroc, ca se voit que vous sorter de votre cuisine, et je pense il vaut mieux retourner dans votre cuine et FERMER LA... ici on pas besoin de votre mechant oppinion
wa salaam alikom
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