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ALORS QUE DES PAYS DE L’OPEP VEULENT UNE CONFÉRENCE EXTRAORDINAIRE

Menaces sur les marchés pétroliers

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Par Youcef Salami 

Le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, n’exclut pas  une réunion extraordinaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Lors de la Conférence ministérielle tenue le 14 juin, à Vienne,  les membres de l’Organisation pétrolière  se sont mis d’accord sur le fait qu’ils pourraient convoquer une réunion extraordinaire, si la dégradation du marché (pétrolier) atteint une certaine limite. Ils devraient étudier les voies et moyens afin d’enrayer la baisse des cours et de mettre le marché pétrolier à l’équilibre. Aujourd’hui, les cours ont chuté en raison d’une somme de facteurs, dont le déséquilibre entre l’offre et la demande pétrolière.  Il y a plus d’offre que de demande et ce à cause de la crise financière en Europe et aux difficultés économiques dans d’autres pays, a expliqué Youcef Yousfi, pour qui la consommation d’énergie dans les  pays émergents demeure «insuffisante» pour avoir une demande similaire à celle de l’année dernière. A la lumière de toutes ces données, l’Opep devrait aller à une conférence extraordinaire, pour tailler dans ses quotas. L’Iran a déjà appelé à pareille réunion.  Le ministre iranien du Pétrole, Rostam Ghassemi, cité par Shana, l’agence spécialisée du ministère du Pétrole, a demandé une réunion extraordinaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole pour soutenir les prix de l’or noir. «Nous avons demandé au secrétaire général de l’Opep de convoquer une réunion extraordinaire car les prix sont illogiques», a déclaré Ghassemi. «Selon l’accord de la dernière réunion, la production de l’Opep qui était de trente trois  millions de barils par jour devait être ramenée à trente millions de barils» pour maintenir les prix au-dessus des 100 dollars selon un accord de l’organisation, a affirmé  Ghassemi. Le ministre iranien du Pétrole a critiqué, sans les nommer, certains pays membres de l’Opep, en particulier l’Arabie saoudite, qui ne respectent pas leurs quotas de production, ce qui a abouti à une baisse de plus de trente  dollars du prix du pétrole au cours des dernières semaines. Toutefois, les cours du pétrole se sont envolés de plus de sept dollars vendredi dernier  à New York, dopés par un vent d’optimisme soufflant sur les marchés après l’accord surprise conclu au sommet européen de Bruxelles. L’Union européenne a confirmé lundi dernier l’entrée en vigueur de son embargo pétrolier contre l’Iran au 1er juillet, en l’absence de progrès sur le programme nucléaire iranien. Cet embargo va-t-il affaiblir l’Iran ? L’Iran tire une grande partie des ses revenus en devises de ses exportations pétrolières, qui ont baissé d’environ quarante pour cent au cours des derniers mois à cause des sanctions occidentales. Ce sont en fait les Etats-Unis qui ont décidé en premier d’imposer des sanctions contre le régime de Téhéran, pour le contraindre à faire des concessions sur le dossier du nucléaire. Et ils n’y ont  pas réussi, pour l’heure. Celui décidé par l’UE   risquerait également  de ne pas avoir d’effet, parce que de nombreux pays, dont certains sont très influents sur la scène internationale,  y sont contre.  Il y a d’abord la Chine et la Russie, deux pays qui contestent cet embargo, estimant qu’il est contre-productif. Et, leur position pourrait se radicaliser, si jamais l’Occident intervient militairement en Syrie sans l’accord des Nations unies. Après ce qui s’est passé en Libye, la Chine et la Russie se méfieraient des attitudes des Etats-Unis et de l’UE. Aujourd’hui, les pays occidentaux usant de termes diplomatiques, estiment que Pékin et Moscou ne jouent pas le jeu dans le dossier iranien. Par contre, ils sont très véhéments à l’égard de ces deux pays lorsqu’ils évoquent le cas de la Syrie. Le problème est que l’embargo contre l’Iran n’agrée pas tout le monde, car il n’y a pas que la Russie et la Chine qui s’y opposent. Des pays comme l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan, des économies importantes en Asie, grosses consommatrices d’énergie, n’affichent pas de soutien pour cet embargo. Parce qu’ils visent un rôle sur la scène internationale, ces pays avancent dans une démarche circonspecte. C’est dans l’ordre normal des choses. Ils ont de l’influence dans la région. Ensemble, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde et Taïwan comptent pour 38% de l’ensemble des exportations iraniennes, ce n’est pas rien. La diplomatie occidentale comptait en fait sur l’obtention d’un appui de la part des pays les plus influents du G7. Seulement, le Japon ne s’est engagé que timidement, c’est à dire sur un objectif à minima: «Nous allons nous engager sur une réduction de nos importations de pétrole iranien», affirme l’Etat nippon. Les effets qu’aura à produire cet embargo sur les marchés pétroliers, on les verra peut-être dans les semaines à venir. Une baisse importante des cours de pétrole, c’est une hypothèse, donnerait lieu à des conséquentes néfastes sur les budgets des pays pétroliers dont l’Algérie. La dégradation des prix de l’or noir et ses effets sur l’état financiers du pays a été largement évoqué la semaine dernière par le gouverneur de la Banque d’Algérie. Le déficit sera énorme, si jamais le baril de pétrole tombe en dessous de 80 dollars, a-t-il averti. La crise financière internationale, qui n’est pas près à se résorber, a affecté de nombreux pays dont certains de l’UE. Elle semble s’étendre à des pays qui ont été épargnés, jusqu’ici. Il est vrai qu’elle ne se signale pas encore dans les pays émergents, mais que ces derniers voient déjà se contracter leur consommation d’énergie, cela n’est pas sans conséquence sur les cours de pétrole.    
Y. S.
 
La Russie s’intéresse au gaz congolais 
Par Rafik Elias 
La Fédération de Russie est intéressée par l’exploitation du gaz méthane en RDC. L’ambassadeur de Russie en RDC,  Anatoly Klimenko l’a expliqué, il y a quelques jours, à Kinshasa, au ministre des Hydrocarbures, Crispin Atama Tabe sur l’expérience de son pays dans l’exploitation du gaz méthane. Le diplomate russe a déclaré, à cette occasion, que son pays a une grande expérience dans l’exploitation du gaz méthane pour la fourniture de  l’énergie électrique. C’est dans ce cadre, a-t-il dit, qu’une délégation d’une grande entreprise russe avait séjourné en RDC et une prochaine rencontre est prévue au mois de juillet entre les experts du ministère des Hydrocarbures et des experts russes, spécialisés dans l’ exploitation du gaz méthane. L’ambassadeur de la Russie en RDC a révélé qu’au cours de ces échanges, il a été également question des recherches géologiques en utilisant les satellites pour détecter les gisements dans le sous-sol.
R. E. 
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