Artistes, responsables d’association et parents racontent la difficile situation de ce petit monde
L’enfant entre rêve d’artiste et dure réalité
Photo : Zoheir
De notre correspondant à Oran
Mohamed Ouanezar
être un jeune artiste n’est pas de tout repos en Algérie. C’est ce qu’affirment les différents intervenants dans le champ culturel et artistique. Pourtant, il existe dans le pays et notamment à Oran des expériences intéressantes où des enfants artistes ont été pris en charge et encadrés de manière satisfaisante. Cependant, ces expériences restent limitées et inhérentes à des milieux bien déterminés. C’est le cas pour la jeune Samira Zitouni qui avait démarré avec un ballet et une chorale pour aboutir à des résultats appréciables.
La jeune Samira est même arrivée à animer des émissions et autres.
Mais cela reste étroitement lié aux efforts fournis par son père qui l’avait portée pendant des années à bout de bras et soutenue dans sa carrière artistique.
Il y a également la pétillante Yasmine Ammari qui avait brillé de mille feux lors de la fameuse émission de la télévision française «Graines de stars» où elle a décroché la 6ème place. En sourdine, la jeune Yasmine poursuit sa quête éperdue, soutenue en cela par son père, Bouzid, lui aussi artiste né.
Notre prometteuse artiste était apparue dans les fameuses chansons écrites et composées par son père autour du drame algérien en compagnie de Mustapha Bilahoudoud, Souad Bouali, Baroudi Bekhada, etc. Parmi ceux qui encadrent également les enfants figurent certaines associations.
Dans ce sens, nous citerons le cas de l’association «le Libre Pinceau pour les enfants peintres» ou encore l’association du «Petit lecteur» qui fournissent des efforts louables dans la prise en charge des enfants et leur éveil.
Les avis divergent dans la manière de décrire la solitude des enfants artistes mais convergent dans le fait qu’il faut trouver des formules idoines afin de consacrer l’épanouissement artistique des enfants.
A la suite de discussions animées que nous avons eues avec différents intervenants, nous vous livrons leurs avis.
M. O.
Cheb Yazid :
«Nous devons accorder davantage d’intérêt à nos enfants»
LA TRIBUNE : Vous êtes dans le domaine de la chanson pour enfants depuis ces dernières années. Comment voyez-vous la situation de l’enfant artiste dans le pays ?
Cheb Yazid : Chanter pour les enfants est un rêve lointain. Je commence à le faire progressivement et ce n’est pas de tout repos. Etre un enfant artiste n’est pas chose aisée. Cela n’est pas inhérent à notre seul pays. Seulement, chez nous, c’est autrement plus compliqué et plus périlleux. C’est avant tout une affaire de moyens, d’entourage et de volonté.
Vous êtes installé au Canada depuis quelques années, comment sont pris en charge les enfants artistes dans ce pays ?
Là-bas, ce sont d’autres mœurs artistiques et une autre culture. La gestion et la prospection des carrières des enfants, c’est d’abord une affaire d’institutions. Ensuite, le relais est pris par l’industrie du spectacle et de l’art. Nous devons accorder davantage d’intérêt à nos enfants et veiller sur leurs dons et leur carrière.
Bouzid Ammari, père de la jeune artiste Yasmine :
«Elle ne peut rien faire si elle n’est pas bien encadrée»
LA TRIBUNE : Beaucoup de gens se demandent ce qu’est devenue la douce Yasmine Ammari, votre fille, depuis ces terribles apparitions télévisées en Algérie et sur la parabole ?
Bouzid Ammari : Yasmine poursuit toujours sa carrière de manière très étudiée et programmée. Je l’ai parrainée pendant ses débuts parce qu’il fallait que je sois présent à ses côtés. Ce sont là des instants magiques et précieux pour la suite de sa carrière.
C’est une affaire de moyens et de choix aussi à faire ?
Oui, parfaitement. Il faut y mettre les moyens. Yasmine a un don, c’est irréfutable, mais elle ne peut rien faire si elle n’est pas bien encadrée.
Comment fait-elle pour réconcilier ses études avec sa passion ?
C’est une fille très intelligente. Je suis également à ses côtés pour qu’elle ne lâche pas ses études. De toutes les manières, elle connaît la valeur des études et du savoir et l’intérêt d’être en phase avec sa passion. Elle gère ça très bien.
Mme Djamila Hamitou, présidente de l’association «le Petit lecteur» :
«Il n’y a pas d’écho pour les enfants artistes chez nous»
LA TRIBUNE : Vous vous investissez dans un créneau enviable et fort impressionnant qui est le monde du livre pour enfants. Quelles impressions pouvez-vous nous donner concernant la situation de l’enfant artiste ?
Djamila Hamitou : Il n’y a pas d’écho pour les enfants artistes chez nous. C’est une action à inventer et à prendre en charge. Nous essayons à travers notre association d’éveiller chez l’enfant ce côté caché et ce goût pour la lecture et le livre.
Est-ce que vous vous occupez de la prospection ou de la prise en charge des enfants artistes ?
Non, pas à proprement dit. Mais nous avons des ateliers de dessin qui sont jumelés à d’autres de dessins d’enfants d’Aix-en-Provence en France : des dessins d’enfants d’Oran illustrés par les enfants d’Aix et traduits dans les deux langues et vice versa. Dans le cadre d’un projet avec l’Union européenne, nous allons valoriser davantage ces activités de dessin chez les enfants.
Benslim Seddik, dit Mahi, conteur de Sidi Bel Abbès :
«La situation des enfants artistes est autrement plus difficile»
LA TRIBUNE : Que pensez-vous de la situation de l’artiste enfant en Algérie ?
Benslim Seddik : La situation de leurs aïeux est déjà difficile et catastrophique. Alors pour les enfants, vous pensez bien que c’est encore plus difficile.
Pourtant, il existe des enfants artistes qui ont percé et abouti à des carrières intéressantes ?
C’est vrai, mais ce sont des cas isolés. Ce n’est pas une règle générale.
Moi, ma passion, c’est le conte. Je le fais souvent avec plaisir pour les enfants.
Je découvre au fil de mes sorties et activités des enfants qui ont vraiment besoin d’un suivi, d’une attention particulière et permanente pour veiller à la promotion et à la valorisation de leur talent. Tout cela n’est pas évident.
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Commentaires (15 envoyés):
AUX USA LA COMMUNITEE A SUIVI LE MATCH
DANS L'AMBIANCE ALGERIENNE .
ENCORE BRAVO , VOUS ETES DANS LES ANNALES DE FOOT ALGERIENNE
er à exercer son activité par effet rétroactif contraire à l'art.2 du code civil n'est il pas un abus et excés d'autorité de l'administration. cette ac
tivité se faisait avec tous les docu-ments nécessaires. Un décret et un arrê-té sont il au dessus de la loi. Que pen-
se ce lollectif d'avocats et Mr. le Pré-
sident des droits de l'homme.
elle a dit le sahara et marocain, pour vous reppler que vous etes sur la page ou on pale de leconomie mais pas le Maroc, ca se voit que vous sorter de votre cuisine, et je pense il vaut mieux retourner dans votre cuine et FERMER LA... ici on pas besoin de votre mechant oppinion
wa salaam alikom
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