Avec un bilan incroyable depuis son échec au Mondial-2006
L’Espagne, bête de compétition
L’Espagne affiche un bilan incroyable depuis son échec au Mondial-2006. Avec 40 victoires sur ses 45 derniers matchs en compétition, la Roja est une formidable machine. Depuis leur échec en huitièmes de finale du Mondial-2006 face à la France (3-1), les coéquipiers d’Iker Casillas n’en finissent plus d’enfiler les victoires comme des perles si on met de côté la Coupe des Confédérations, terminée en demi-finales en 2009. C’est grâce à cette régularité hors norme que la Roja peut espérer entrer dimanche dans le Panthéon du football international en signant un triplé Euro-Mondial-Euro. En 48 rencontres en compétitions officielles (Euros, Mondial et qualifications pour ses deux épreuves), les Espagnols ont ainsi signé 41 victoires pour trois petites défaites depuis le mondial allemand. Et encore, ils avaient commencé leur campagne de qualification pour l’Euro- 2008 par deux revers en trois matchs. Depuis, ils restent sur 40 succès en 45 rencontres de rang ! Pendant ce temps là, ils ne se sont inclinés qu’une seule fois dans une grande compétition, face à la Suisse (0-1) lors du premier match du Mondial-2010... Tout simplement hallucinant. Si les Espagnols démontrent une capacité déroutante pour passer leurs qualifications (10 victoires en 10 matchs pour le Mondial-2010 et 8 succès en 8 matchs pour l’Euro-2012), ils élèvent aussi leur niveau dès que les rencontres ont un enjeu. Le parcours de l’Italie en Pologne et en Ukraine n’est pas sans rappeler ceux des Coupes du monde 1982 et 2006 où elle était arrivée sur la pointe des pieds, sans étiquette sur le dos, avant de l’emporter. Ces équipes ont un autre point commun. Elles ont fait fi des scandales pour se transcender. Il y a les équipes qui se nourrissent de critiques. Celles qui marchent à la confiance ou aux résultats. Et puis il y a l’Italie, jamais aussi forte que lorsqu’elle a touché le fond. Il y a un mois, la présence de la Nazionale en finale de l’Euro valait une petite cote. Vingt-quatre ans plus tard, On ne parle plus de jeu ou très peu en Italie avant la Coupe du monde 2006. Et la Nazionale est loin de figurer parmi les favoris. Comme lors du Mondial-94 ou de l’Euro-2000 où elle a pourtant atteint la finale. Après un premier tour franchi sans convaincre, une victoire poussive face à l’Australie en 8e (1-0) et un novice comme adversaire en quart (l’Ukraine, battue 3-0), l’Italie sort le grand jeu face à l’Allemagne, pays hôte, en demi-finale (0-2, a.p.). Une victoire avec les recettes habituelles qui lui permettront également de décrocher sa quatrième étoile face à la France (1-1, 5 t.a.b.à 3). Difficile donc de ne pas comparer avec cet Euro où le football italien est sorti de la nuit noire pour briller, pour l’instant jusqu’en finale. Mais arrivée en Allemagne, personne n’en a plus parlé. Dans l’esprit mais aussi dans le jeu, l’Italie 2012 ressemble donc plus à sa version 2006. Andrea Pirlo ne le nie pas. «Les sensations sont plus ou moins les mêmes qu’à Berlin. C’est une nouvelle Nazionale.» Comme le Phoenix, l’Italie sait renaître de ses cendres.
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