Le lieu de la manifestation n’est pas encore connu
Les enseignants contractuels appellent à un autre rassemblement lundi prochain
Par Karima Mokrani
Une vingtaine de jours après la grève de la faim des enseignants contractuels, ponctuée par un rassemblement violemment réprimé par les agents de l’ordre, mercredi dernier devant le ministère de l’Education
nationale, rien n’indique que la situation s’achemine vers le dénouement.
Les deux parties campent sur leurs positions : les enseignants revendiquent leur titularisation sans passer le concours et le ministère de tutelle, se référant à la loi, leur répond que c’est carrément impossible.
Un dialogue de sourds s’est engagé entre les deux protagonistes. Les protestataires ne désarment pas. Ils comptent organiser un deuxième rassemblement dans un lieu non encore déterminé, le 5 août prochain.
C’est ce qu’ils annoncent dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction. Ils affirment que c’est à l’issue d’une réunion tenue à Alger, avec des syndicalistes du SNAPAP, le jour de la répression du premier rassemblement, que l’idée d’en organiser un deuxième a été adoptée.
«Nous sommes bien décidés à aller jusqu’au bout. C’est de notre dignité qu’il s’agit», soutiennent les plus déterminés, oubliant leur état de santé qui se détériore de jour en jour. «Apparemment, la société algérienne est constituée de deux catégories : une, qui a le droit absolu de gérer les biens de l’Etat comme elle veut, est au-dessus de toutes les lois de la République, une autre, privée du droit minimum qui est l’obtention d’un poste de travail, stable et digne […] En plus de cela, toutes les lois sont utilisées contre nous. Ceci n’est-il pas une forme d’injustice et de précarité ? Sommes-nous revenus au temps de l’esclavagisme ?» interrogent-ils.
De son côté, le CLA (Conseil des lycées d’Algérie) dénonce «énergiquement la répression inouïe qu’a subie le rassemblement pacifique devant le ministère de l’Education nationale […] Enseignants, représentants de partis politiques et journalistes ont été malmenés, insultés, pourchassés, poussés vers des ruelles loin du regard des citoyens.
Deux membres du bureau du CLA ainsi qu’un photographe ont été embarqués d’une façon ignominieuse, traînés à même la rue comme de vulgaires malfrats. Ceci est intolérable ! Scandaleux !» écrit l’organisation autonome dans un autre communiqué parvenu hier à notrerédaction.
K. M.





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