Séisme de Boumerdès : le verdict du procès
Relaxe pour les 38 accusés
Par Karima Mokrani
Relaxe pour les 38 personnes mises en cause dans l’affaire des constructions endommagées par le séisme du 21 mai 2003 ayant causé la mort d’au moins 2 278 personnes et des blessures plus ou moins graves à plus de 10 000 autres. Le verdict est tombé hier dans la même salle qui a vu, il y a près d’une année, une grande partie des accusés et de leurs familles sombrer dans une grande tristesse, après l’annonce de leur condamnation à des peines de deux à trois ans de prison ferme. Les cris de colère de Mme Serkisti, l’épouse de l’ingénieur du Contrôle technique des constructions (CTC), «condamné pour un bon de sortie», ne cessait-elle de répéter, résonnaient encore dans la grande salle. Mme Serkisti, malgré tous les mots durs qu’elle avait proférés à l’encontre de la justice, croyait encore en cette même justice. Elle a fait appel et elle a eu gain de cause. Les autres condamnés -du premier procès- ont aussi fait appel et ont obtenu satisfaction. Une année après, la colère se dissipe et fait place à une grande joie. Les accusés et leurs familles poussent un grand «ouf». Les cris de joie fusent de partout avant même que le nouveau juge termine la lecture du verdict. Des youyous s’ensuivent. Des larmes aussi. «Vive la justice!» s’écrient de nombreux présents au procès. «L’Algérie sort de l’obscurité et entre dans la lumière», disent d’autres. «La justice a dit le mot de vérité…» entend-on encore. Les accusés, «enfin libérés» remercient chaleureusement leurs avocats. Ils les félicitent pour leurs efforts. «Grand merci pour tous les avocats de la défense», lance encore une femme qui salue presque tous ces hommes en robe noire. «Ils se sont battus pour nous et avec nous», dit-elle. Un avocat laisse couler ses larmes : «La justice retrouve son cours normal.» «Les gens sont satisfaits parce que la vérité a éclaté. Il n’y a pas eu d’erreurs humaines et nous l’avons démontré. On ne peut pas aller à l’encontre de la volonté divine…Les gens reprennent confiance en la justice», affirme Me Abdelatif Benberrah. Et l’avocat d’insister : «Il n’y a pas eu d’erreurs humaines. L’expert
M. Chelghoum Abdelkrim, lui-même, soutient que les bâtisses ne pouvaient pas résister à la violence du séisme. Le risque est d’autant plus grand que les bâtisses effondrées étaient classées dans la zone 2, alors qu’elles devaient l’être dans la zone 3.» Un représentant de l’ordre national des architectes émet le même jugement : «les personnes à incriminer ne sont pas ici.» L’architecte profite de cette occasion pour interpeller le ministère de l’Habitat et les organismes affiliés pour «revoir le règlement parasismique» et «le plan national de zonage». Ce qui amène Me Benberrah à dire encore : «S’il y a des responsabilités, il faut les chercher ailleurs.»
Me Houria Abdessamad salue la sérénité des magistrats et du représentant du ministère public : «Ils ont fait preuve de sérénité et de distinction.» Et l’avocate de conclure : «Il y a une justice dans ce pays et nous devons lui faire confiance. Il arrive qu’il y ait des erreurs mais il faut savoir se battre jusqu’au bout. L’erreur finit par être rectifiée à la deuxième, sinon à la troisième instance.»
K. M.
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Commentaires (15 envoyés):
AUX USA LA COMMUNITEE A SUIVI LE MATCH
DANS L'AMBIANCE ALGERIENNE .
ENCORE BRAVO , VOUS ETES DANS LES ANNALES DE FOOT ALGERIENNE
er à exercer son activité par effet rétroactif contraire à l'art.2 du code civil n'est il pas un abus et excés d'autorité de l'administration. cette ac
tivité se faisait avec tous les docu-ments nécessaires. Un décret et un arrê-té sont il au dessus de la loi. Que pen-
se ce lollectif d'avocats et Mr. le Pré-
sident des droits de l'homme.
elle a dit le sahara et marocain, pour vous reppler que vous etes sur la page ou on pale de leconomie mais pas le Maroc, ca se voit que vous sorter de votre cuisine, et je pense il vaut mieux retourner dans votre cuine et FERMER LA... ici on pas besoin de votre mechant oppinion
wa salaam alikom
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