Alors que le mouvement se durcit dans le secteur de l’éducation
Grève à l’université à partir d’aujourd’hui
Photo : Riad
Par Karima Mokrani
Grève dans l’éducation, l’enseignement supérieur et prochainement dans la santé. Le mouvement social semble chauffer sérieusement. En effet, les travailleurs de l’éducation nationale ne décollèrent pas. Ils poursuivent leur mouvement de protestation avec autant d’ardeur et de détermination que les premiers jours. Dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction, le SNAPEST (Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique) a annoncé qu’il reconduit la grève pour la deuxième semaine. Le bureau du SNAPEST «se félicite de la réussite de la grève, de la réussite de l’unité syndicale et reste convaincu que les intérêts du fonctionnaire doivent toujours primer sur les divergences lorsqu’elles existent». Le syndicat demande l’ouverture de négociations avec les autorités concernées et réitère son appel pour le retrait immédiat de la directive n°03 du 30 septembre 2000 du Premier ministre Ahmed Ouyahia. Une circulaire qui remet en cause la rétroactivité du régime indemnitaire. L’Intersyndicale autonome de la fonction publique (IAFP) prend la même décision de poursuivre son mouvement jusqu’à la satisfaction des revendications exprimées. «C’est une grève ouverte que nous avons lancée dès le départ. Il est donc évident que nous poursuivions le mouvement tant qu’il n’y a pas de réponse à nos doléances», a affirmé, hier, Idir Achour du CLA (Conseil des lycées d’Algérie). La ferveur née du match Egypte-Algérie n’empêche pas les syndicats de continuer leur travail d’évaluation de l’action protestataire et de mobilisation des travailleurs autour des mêmes revendications. Les établissements scolaires restent donc fermés pour la deuxième semaine consécutive dans de nombreuses wilayas du pays. Seule une réponse satisfaisante du ministère de l’Education nationale pourrait mettre un terme à cette situation qui, devrions-nous dire, commence à peser sur les élèves, les parents d’élèves et certainement aussi sur les pouvoirs publics. Un autre mouvement de protestation commence aujourd’hui dans un autre secteur et non des moindres : l’enseignement supérieur ! C’est le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) qui a lancé l’appel à la grève. Les enseignants universitaires demandent entre autres revendications, l’application du régime indemnitaire avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008. Autre revendication du CNES : l’application du nouveau statut particulier à travers la promulgation de l’ensemble de ses textes d’application…etc. Les établissements du supérieur risquent donc de connaître la même paralysie que celle observée dans le secteur de l’éducation. La grève du CNES est annoncée pour une durée de 15 jours. Le 23 septembre prochain, un autre mouvement est annoncé dans le secteur de la santé, à l’appel du SNPSP (Syndicat national des praticiens de la santé publique).
K. M.
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- Samedi 18 février 2012
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