Fouad Siniora devrait incessamment en annoncer la composante
Le Liban attend son gouvernement d’union
Par Moumene Belghoul
L’opinion libanaise est en attente de l’annonce de la formation du gouvernement d’union nationale conforme aux dispositions scellées par l’accord signé à Doha le 21 mai. L’accord en question a mis fin à une crise politique longue de 18 mois et ouvert la porte à l’espoir dans le pays du Cèdre qui a vécu des heures inquiétantes quant à son intégrité. Chargé par le nouveau président de la République libanaise, Michel Sleimane, de constituer un gouvernement d’union nationale en application de l’accord du Qatar, l’ancien nouveau Premier ministre Fouad Siniora s’est dit décidé à former un cabinet qui «reflète le consensus libanais». La Constitution libanaise stipule que c’est au chef de l’Etat qu’échoit la désignation du chef de gouvernement. Ce dernier, à travers des consultations sur la composition du cabinet avec le président du Parlement et les différents blocs parlementaires, formera le gouvernement. Le Premier ministre libanais devra ensuite faire part des résultats au Président lors d’une séance parlementaire. C’est avec l’élection d’un nouveau président de la République que le Liban vit ces jours-ci une période de sérénité relative. Cette première étape de sortie de crise ouvre le champ à un retour à la constitutionalité. La relance des institutions du pays paralysées depuis novembre 2006 est plus que jamais de mise. A la suite de l’élection de Michel Sleimane à la tête du pays, poste demeuré vacant depuis le départ d’Emile Lahoud le 23 novembre 2007, le gouvernement de Siniora était de facto démissionnaire. Avant sa reconduction, Fouad Siniora, en poste depuis 2005, était réfractaire à l’idée de sa reconduction. Il a même déclaré que le temps du changement était bel et bien venu. Dès sa reconduction dans son poste sur la base de consultations parlementaires, Fouad Siniora a appelé les Libanais à l’union, tout en s’engageant à «former le gouvernement de tous les Libanais, le gouvernement de l’union nationale et de la consécration de la cohabitation et de la paix nationale». Le futur gouvernement d’union que d’aucun qualifient de «transition» sera formé de 30 membres. Les portefeuilles vont être répartis afin d’assurer une représentation à chaque communauté religieuse. La majorité se verra attribuer 16 portefeuilles, l’opposition, 11. Les trois autres ministres seront nommés par le président Sleimane. Rappelons que la question d’une minorité de blocage réclamée par l’opposition a été à l’origine de la démission en novembre 2006 des six ministres de l’opposition du gouvernement Siniora. C’était le début de la crise. Cette dernière avait dégénéré début mai en violences qui a fait 65 morts et des centaines de blessés et ouvert la voie au risque de déflagration généralisée.
M. B.





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