Tbilissi réclame des sanctions européennes
Moscou fustige Washington
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a lancé une nouvelle diatribe anti-américaine et a appelé l’Union européenne, qui se réunit demain pour parler de la crise géorgienne, à être «raisonnable», alors que Tbilissi réclame des sanctions contre l’élite politique russe. «Nous savons qu’il y avait [en Géorgie] de nombreux conseillers américains. C’est très mal d’armer une des parties dans un conflit ethnique et ensuite de pousser à régler un problème ethnique par la force», a-t-il indiqué dans un entretien à la chaîne allemande ARD. Poutine a aussi dit : «Je pense que la direction américaine était au courant de l’action qui se préparait et, très probablement, y a pris part.»
Il a, d’autre part, appelé l’UE à juger de façon «vraiment objective» la crise russo-géorgienne et à adopter une «position raisonnable» face à Moscou lors du sommet européen extraordinaire de Bruxelles. Tbilissi a, pour sa part, appelé l’Europe à adopter des sanctions contre «l’élite politique» russe, en raison de l’action militaire contre la Géorgie et de la reconnaissance par Moscou de l’indépendance des régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Tbilissi a rompu vendredi ses relations diplomatiques avec Moscou. La diplomatie géorgienne a, par ailleurs, annoncé qu’elle limitait sévèrement la délivrance de visas aux citoyens russes qui, à partir du 8 septembre, ne pourront aller en Géorgie que pour rendre visite à leur famille, pour des raisons «humanitaires» ou pour des voyages d’affaires.
La présidence française de l’UE a convoqué le sommet de demain pour définir une position commune sur la crise russo-géorgienne et décider de l’attitude à adopter vis-à-vis de Moscou. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a indiqué vendredi que la déclaration des Européens sur la Géorgie irait «plus loin» qu’un simple soutien au plan de paix déjà accepté par Moscou et Tbilissi. Une source proche du président français avait cependant estimé que «l’heure des sanctions n’[était] certainement pas venue». «Les peurs traditionnelles européennes de rester sans hydrocarbures russes ont joué un rôle décisif», a estimé hier le quotidien russe Kommersant. Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, s’est, lui, déclaré favorable à un boycott des jeux Olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi (sud-ouest de la Russie). La présidence américaine a une nouvelle fois insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale de la Géorgie, se disant «consternée que la Russie ne remplisse pas toutes les obligations de l’accord de paix». La Russie maintient, en plus de troupes en Abkhazie et en Ossétie du Sud, plusieurs positions avancées en territoire géorgien, notamment dans les environs du port de Poti (ouest). Washington a par ailleurs dénoncé l’accord annoncé vendredi par l’Ossétie du Sud et qui prévoit l’installation de bases militaires dans la région séparatiste. La Russie et la Géorgie s’accusent mutuellement d’avoir provoqué le conflit les opposant, et qui s’est soldé par une vaste offensive russe le 8 août contre les forces géorgiennes qui tentaient de reprendre le contrôle de l’Ossétie du Sud.
Il a, d’autre part, appelé l’UE à juger de façon «vraiment objective» la crise russo-géorgienne et à adopter une «position raisonnable» face à Moscou lors du sommet européen extraordinaire de Bruxelles. Tbilissi a, pour sa part, appelé l’Europe à adopter des sanctions contre «l’élite politique» russe, en raison de l’action militaire contre la Géorgie et de la reconnaissance par Moscou de l’indépendance des régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Tbilissi a rompu vendredi ses relations diplomatiques avec Moscou. La diplomatie géorgienne a, par ailleurs, annoncé qu’elle limitait sévèrement la délivrance de visas aux citoyens russes qui, à partir du 8 septembre, ne pourront aller en Géorgie que pour rendre visite à leur famille, pour des raisons «humanitaires» ou pour des voyages d’affaires.
La présidence française de l’UE a convoqué le sommet de demain pour définir une position commune sur la crise russo-géorgienne et décider de l’attitude à adopter vis-à-vis de Moscou. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a indiqué vendredi que la déclaration des Européens sur la Géorgie irait «plus loin» qu’un simple soutien au plan de paix déjà accepté par Moscou et Tbilissi. Une source proche du président français avait cependant estimé que «l’heure des sanctions n’[était] certainement pas venue». «Les peurs traditionnelles européennes de rester sans hydrocarbures russes ont joué un rôle décisif», a estimé hier le quotidien russe Kommersant. Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, s’est, lui, déclaré favorable à un boycott des jeux Olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi (sud-ouest de la Russie). La présidence américaine a une nouvelle fois insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale de la Géorgie, se disant «consternée que la Russie ne remplisse pas toutes les obligations de l’accord de paix». La Russie maintient, en plus de troupes en Abkhazie et en Ossétie du Sud, plusieurs positions avancées en territoire géorgien, notamment dans les environs du port de Poti (ouest). Washington a par ailleurs dénoncé l’accord annoncé vendredi par l’Ossétie du Sud et qui prévoit l’installation de bases militaires dans la région séparatiste. La Russie et la Géorgie s’accusent mutuellement d’avoir provoqué le conflit les opposant, et qui s’est soldé par une vaste offensive russe le 8 août contre les forces géorgiennes qui tentaient de reprendre le contrôle de l’Ossétie du Sud.
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