Après la reconnaissance par Moscou des régions séparatistes
Est-Ouest, le refroidissement
Par Moumene Belghoul et Agences
La pression sur la Russie, très critiquée par les Occidentaux après avoir reconnu l’indépendance de l’Ossétie et de l’Abkhazie, s’est accrue. Hier, la Chine jusqu’à présent silencieuse, exprimant seulement l’espoir que les parties concernées trouveraient «une solution adéquate» au problème à travers le dialogue, s’est dit «préoccupée». Une rencontre du président russe Dmitri Medvedev avec son homologue chinois Hu Jintao est prévue à Douchanbé, capitale du Tadjikistan, dans le cadre d’un sommet des pays de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). La situation au Caucase ne manquera pas d’être évoquée par les deux chefs d’Etat. Dmitri Medvedev, qui avait réservé sa première grande visite officielle à la Chine après son investiture en mai, est soucieux, tout comme son prédécesseur Vladimir Poutine, de ménager un stratégique axe Moscou-Pékin. De quoi desserrer la pression continue des Occidentaux. Ces derniers redoublent de propos contestataires envers Moscou. Le secrétaire britannique au Foreign Office, David Miliband, a déclaré à Kiev qu’il revenait à la Russie de «ne pas entamer» une nouvelle guerre froide. La France, présidente en exercice de l’Union européenne, a accusé Moscou de s’être placé «hors la loi internationale» en Géorgie et d’avoir «d’autres objectifs». Ainsi, après l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, «la Crimée, l’Ukraine, la Moldavie» seraient sur les tablettes de l’armée russe. Le commissaire européen à l’Elargissement, le Finlandais Olli Rehn, pense que l’UE devrait clairement soutenir une adhésion de l’Ukraine pour éviter que ce pays ne devienne, après la Géorgie, «la prochaine cible des pressions politiques» de la Russie. Feignant d’oublier le très controversé cas kosovar, les Occidentaux dénoncent inlassablement la reconnaissance des deux républiques par Moscou. Sur le terrain, la confrontation entre Russes et Occidentaux semble prendre un tour concret en mer Noire. Moscou accuse l’OTAN d’y concentrer des forces navales, sous le couvert d’exercices et d’aide humanitaire. La flotte russe a reçu l’ordre de surveiller les mouvements des navires des pays de l’OTAN en mer Noire. Au même moment, un bateau des gardes-côtes américains, le Dallas, officiellement chargé de matériel humanitaire, arrivait à Batoumi, dans le
sud-ouest de la Géorgie. En réponse, le croiseur Moskva, vaisseau amiral de la flotte russe de la mer Noire, ainsi que d’autres vaisseaux militaires russes ont accosté en rade de Soukhoumi, capitale de l’Abkhazie. Ils ont pour objectif de «remplir des missions humanitaires», riposte du tac au tac la marine russe.
M. B.
- Comme un air de campagne électorale…
- BREF
- Pétrole- prix : le ministre de l’Energie et des Mines et président de l’PEP a affirmé à Tunis que d’importantes décisions seront probablement prises lors de la réunion d’Oran, en décembre prochain, pour stabiliser le marché pétrolier.
- Sénégal-Algérie-foire : une grande animation régnait jeudi soir dans le pavillon algérien érigé à l’occasion de la 18ème Foire internationale de Dakar ouverte le même jour avec la participation d’une trentaine de pays.
- Samedi 22 Novembre 2008







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