Malgré la désapprobation de Moscou
Pologne et Etats-Unis signent un accord sur le bouclier antimissile
La Pologne et les Etats-Unis ont solennellement signé hier un accord prévoyant l’installation d’éléments du bouclier antimissile américain sur le sol polonais, ce qui va accroître encore les tensions entre la Russie et l’Occident. Le texte a été signé au siège du gouvernement à Varsovie par la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et son homologue polonais Radoslaw Sikorski en présence du président Lech Kaczynski et du Premier ministre Donald Tusk. Les Etats-Unis vont ainsi pouvoir installer en Pologne, à l’horizon 2012, dix intercepteurs capables de détruire en vol d’éventuels missiles balistiques à longue portée, couplés à un puissant radar implanté en République tchèque. Ces nouveaux éléments ont l’appui unanime des pays de l’OTAN. «Cela va nous aider à contrer les nouvelles menaces du XXIe siècle.» Mais la Russie, qui proteste depuis des mois contre le projet, n’est pas convaincue. La Pologne entendait répondre ainsi à l’intervention russe en Géorgie.
L’extension du bouclier antimissile américain en Europe centrale, désormais programmée pour l’horizon 2012 après la signature de l’accord, doit compléter un système déjà en place aux Etats-Unis, au Groenland et au Royaume-Uni.
Pour se protéger des engins balistiques intercontinentaux de plus de 5 000 km de portée, les Américains ont investi dans divers systèmes défensifs, dont un système terrestre national de 21 intercepteurs de missiles basés en Alaska et 3 autres en Californie -selon les données de l’Agence américaine de défense antimissile-, un système orbital capable de détecter les missiles à mi-parcours pour faciliter l’interception à partir du sol, un système terrestre avancé, positionné hors du territoire américain, pour intercepter les missiles plus tôt après leur lancement, avec deux bases radar déjà existantes à Fylingdales, en Angleterre, et Thulé, au Groenland (territoire danois autonome). Pour compléter ce dernier système, les Etats-Unis veulent installer 10 intercepteurs en Pologne et un radar bande X très perfectionné en République tchèque, pour un coût de 1,6 milliard de dollars. Washington affirme que son système antimissile ne vise pas, et n’est pas apte, à contrer l’arsenal des grandes puissances atomiques (Russie, Chine). Il doit dissuader des «Etats voyous» d’utiliser les quelques fusées intercontinentales dont ils pourraient disposer un jour pour frapper l’Amérique. Un missile intercontinental tiré depuis le nord de l’Iran sur les Etats-Unis suivrait une route quasi polaire et survolerait l’Europe centrale. Les missiles intercepteurs sont des fusées à trois étages capables de détruire une cible ennemie une fois identifiée par les radars. La défense des Etats-Unis contre des missiles intercontinentaux est une préoccupation majeure des Américains depuis les débuts de l’ère atomique et spatiale.
Les Etats-Unis ont massivement investi dans la recherche, le développement et la mise en place de systèmes pour sanctuariser leur sol. Entre 1951 et 1997, ils y ont consacré 100 milliards de dollars (valeurs 1997) et, ces dix dernières années, ils ont encore dépensé une somme équivalente.
L’extension du bouclier antimissile américain en Europe centrale, désormais programmée pour l’horizon 2012 après la signature de l’accord, doit compléter un système déjà en place aux Etats-Unis, au Groenland et au Royaume-Uni.
Pour se protéger des engins balistiques intercontinentaux de plus de 5 000 km de portée, les Américains ont investi dans divers systèmes défensifs, dont un système terrestre national de 21 intercepteurs de missiles basés en Alaska et 3 autres en Californie -selon les données de l’Agence américaine de défense antimissile-, un système orbital capable de détecter les missiles à mi-parcours pour faciliter l’interception à partir du sol, un système terrestre avancé, positionné hors du territoire américain, pour intercepter les missiles plus tôt après leur lancement, avec deux bases radar déjà existantes à Fylingdales, en Angleterre, et Thulé, au Groenland (territoire danois autonome). Pour compléter ce dernier système, les Etats-Unis veulent installer 10 intercepteurs en Pologne et un radar bande X très perfectionné en République tchèque, pour un coût de 1,6 milliard de dollars. Washington affirme que son système antimissile ne vise pas, et n’est pas apte, à contrer l’arsenal des grandes puissances atomiques (Russie, Chine). Il doit dissuader des «Etats voyous» d’utiliser les quelques fusées intercontinentales dont ils pourraient disposer un jour pour frapper l’Amérique. Un missile intercontinental tiré depuis le nord de l’Iran sur les Etats-Unis suivrait une route quasi polaire et survolerait l’Europe centrale. Les missiles intercepteurs sont des fusées à trois étages capables de détruire une cible ennemie une fois identifiée par les radars. La défense des Etats-Unis contre des missiles intercontinentaux est une préoccupation majeure des Américains depuis les débuts de l’ère atomique et spatiale.
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