Visite du président libanais à Damas
Un nouveau chapitre dans les relations syro-libanaises ?
Par la rédaction internationale
La visite mercredi et jeudi derniers à Damas du président libanais Michel Sleimane a vraisemblablement permis d’ouvrir un nouveau chapitre dans les relations syro-libanaises avec la décision d’établir, pour la première fois, des relations diplomatiques entre les deux pays et l’ouverture du dossier des 650 disparus. Cette annonce, faite mercredi dernier à l’issue d’entretiens entre M. Sleimane et son homologue syrien, Bachar al Assad, a été saluée par la Ligue arabe et la communauté internationale. Outre l’échange d’ambassadeurs, dont la date exacte n’a pas été fixée, les deux pays ont, donc, annoncé dans un communiqué conjoint la réactivation de comités mixtes sur les deux questions épineuses, à savoir la démarcation des frontières et la question des disparus. Les frontières entre les deux pays sont mal délimitées en plusieurs endroits, notamment dans les «Fermes de Chebaa», un secteur controversé aux confins du Liban, de la Syrie et de l’Etat sioniste. Ce dernier estime que ce secteur stratégique fait partie du Golan syrien conquis en 1967 et annexé en 1981, alors que le Liban en revendique la souveraineté avec l’accord de la Syrie. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a indiqué, à ce sujet jeudi dernier, qu’il n’était «pas possible de délimiter la frontière dans [le secteur des] fermes de Chebaa tant qu’Israël les occupe». Les territoires libanais et syriens sont également enchevêtrés dans les régions de la Bekaa (est) et du nord du Liban, depuis la création du Grand Liban en 1920 par le colonisateur français.
Le communiqué stipule en outre la relance d’un comité conjoint destiné à clarifier le sort des disparus dans les deux pays. Damas et Beyrouth ont proclamé, à cette occasion, leur «détermination à lutter contre la contrebande et toutes les opérations illégales à leurs frontières».
R. I.





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