Suite à la signature d’un accord-cadre en vue d’un gouvernement élargi
Les vieux rivaux du Zimbabwe amorcent le dialogue à Pretoria
Par Anis Djaad
Des négociations entre le pouvoir et l’opposition sur l’avenir politique du Zimbabwe devaient démarrer hier en un lieu tenu secret, en Afrique du Sud, a renseigné un porte-parole du président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur du processus. «Ils vont commencer au plus tard cet après-midi, en un lieu non précisé», a précisé le porte-parole présidentiel Mukoni Ratshitanga. Les premiers négociateurs du régime de Robert Mugabe et de l’opposition ont commencé à débarquer dans la matinée en Afrique du Sud, dans l’objectif d’amorcer une première session de pourparlers. Celle-ci devrait se tenir près de la capitale, selon des sources proches du processus. La veille, à Harare, le président zimbabwéen, Robert Mugabe, et le chef de l’opposition, Morgan Tsvangirai, ont paraphé un document qui les engage à négocier un nouvel ordre politique au Zimbabwe, un pays qui vit dans un «désordre politique» depuis une élection présidentielle des plus contestées.
L’accord prévoit que les pourparlers soient achevés d’ici à deux semaines. Les deux adversaires, qui ne s’étaient pas rencontrés en public depuis 1998, ont signé le document dans un hôtel de la capitale zimbabwéenne, en présence du président sud-africain Thabo Mbeki, chargé par l’Afrique australe de mener la médiation. Toutefois, le contenu de ce protocole d’accord demeure très large, et il est écrit que l’objectif à atteindre est celui de conclure un accord définitif, «sincère et durable», sur un «gouvernement élargi».
Les discussions viseront à changer la Constitution «de diverses façons», en vue de l’établissement d’«un nouvel ordre politique», a souligné Robert Mugabe, réélu le 27 juin dernier pour un sixième mandat à la tête de l’Etat. Qualifiant l’accord-cadre de «premier pas en avant», l’opposant Tsvangirai, qui était arrivé en tête au premier tour de la présidentielle, le 29 mars, avant de claquer le couvercle de l’urne, a salué une «occasion historique». «Nous sommes résolus à assurer que ce processus de négociation soit couronné de succès», a-t-il promis. Pour sa part, le Président, M. Mbeki, a précisé le caractère urgent de la situation actuelle, dont les parties en conflit sont parfaitement conscientes. «Ce protocole d’accord va les engager à un intense programme de travail pour finaliser les négociations aussi vite que possible», a-t-il espéré. Cette première «entente» n’a pas laissé sans voix le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Il s’est félicité de cet accord, et a appelé, dans la foulée, toutes les parties «à s’engager de bonne foi dans des pourparlers sérieux qui puissent mener à une solution durable à la crise politique et répondre aux besoins économiques et humanitaires urgents de la population du Zimbabwe». La cérémonie, qui s’est déroulée dans une ambiance détendue, s’est achevée par une poignée de main à forte valeur symbolique entre Mugabe et Tsvangirai, rivaux acharnés depuis une décennie, en particulier depuis la réélection déjà contestée de M. Mugabe en 2002. L’enjeu du dialogue est de sortir le Zimbabwe de la paralysie née du scrutin du 27 juin : l’unique candidat Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980, avait été réélu au second tour de la présidentielle, boycotté par l’opposition sur fond de violences. A l’image de l’Occident, l’opposition a refusé de reconnaître sa réélection, tout en se disant prête à ouvrir le dialogue. Il y a 10 jours, des contacts préliminaires avaient eu lieu à Pretoria entre les représentants du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) et de l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir). Avant de s’engager plus en avant, le MDC avait demandé une médiation élargie, ne faisant pas totalement confiance à M. Mbeki, accusé de partialité.
A. D.
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Commentaires (15 envoyés):
AUX USA LA COMMUNITEE A SUIVI LE MATCH
DANS L'AMBIANCE ALGERIENNE .
ENCORE BRAVO , VOUS ETES DANS LES ANNALES DE FOOT ALGERIENNE
er à exercer son activité par effet rétroactif contraire à l'art.2 du code civil n'est il pas un abus et excés d'autorité de l'administration. cette ac
tivité se faisait avec tous les docu-ments nécessaires. Un décret et un arrê-té sont il au dessus de la loi. Que pen-
se ce lollectif d'avocats et Mr. le Pré-
sident des droits de l'homme.
elle a dit le sahara et marocain, pour vous reppler que vous etes sur la page ou on pale de leconomie mais pas le Maroc, ca se voit que vous sorter de votre cuisine, et je pense il vaut mieux retourner dans votre cuine et FERMER LA... ici on pas besoin de votre mechant oppinion
wa salaam alikom
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