Après l’Arabie saoudite, l’égypte
La tournée des popotes du président américain
Par Moumene Belghoul
Malgré un discours à la Knesset au summum de la partialité et de la mauvaise foi, le président Bush est reçu chaleureusement dans le Monde arabe. Arrivé d’Arabie saoudite, il a été accueilli par le président égyptien Hosni Moubarak à l’aéroport de la station balnéaire de Charm El Cheikh, sur la mer Rouge. Il ressassera à l’occasion encore et toujours le virtuel accord de paix entre Israéliens et Palestiniens. Demain, il doit rencontrer le Premier ministre palestinien Salam Fayyadh. A El Qods occupée, Bush s’est longuement entretenu avec ses alliés israéliens. Un accord de paix avant fin 2008, et donc de sa présidence en janvier 2009, paraît pourtant improbable. Le scepticisme est de rigueur. C’est que les Etats-Unis font preuve sous l’ère Bush d’une partialité nauséeuse. Les chances d’un tel accord devant mener à terme à la création d’un Etat palestinien viable s’amenuisent.
Le président américain en fin de mandat a largement conforté les pessimistes. Il a participé en grande pompe aux célébrations du 60e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël sans même se rendre dans les territoires palestiniens occupés. Une attitude qui renseigne sur le peu de cas, voire le mépris du locataire de la Maison-Blanche pour la cause palestinienne. Mieux, dans son discours dithyrambique devant le Parlement israélien, il n’a parlé d’un Etat palestinien qu’à un horizon très lointain, le confinant en un vœu pieu.
Le discours trop partial a été largement commenté par la presse arabe. «Bush a oublié son rôle de médiateur impartial et a révélé son vrai visage à
la Knesset», fait remarquer le journal égyptien Al Gomhouriya. La Maison-Blanche, dans un souci de compensation, a fait savoir que le président américain parlera bien aux dirigeants palestiniens à Charm El Cheikh. Un forum économique sur le Moyen-Orient y est ouvert depuis hier. En Arabie saoudite, Bush avait deux objectifs. Convaincre les Saoudiens d’entamer une hausse de la production de brut dont l’économie américaine a besoin et discuter des supposées «ambitions» jugées menaçantes du nucléaire iranien. Le roi saoudien, paraissant parler en l’air, «a souligné la nécessité pour les Etats-Unis d’exercer plus d’efforts pour pousser Israël à parvenir à des résultats favorables à l’établissement d’un Etat palestinien indépendant». Cette question qui ne semble pas être une priorité pour Bush sera abordée avec l’autre allié, le président égyptien.
Le Caire jouant les bons offices pour une trêve entre le Hamas et Israël. Pour le président des Etats-Unis, un dernier succès diplomatique au Proche–Orient serait le bienvenu pour clore son mandat. Et il est vraisemblable que la forme primera incontestablement sur le fond.
M. B.
- Un accord pour accroître les approvisionnements de la Tunisie en GPL algérien
- Comme un air de campagne électorale…
- BREF
- Pétrole- prix : le ministre de l’Energie et des Mines et président de l’PEP a affirmé à Tunis que d’importantes décisions seront probablement prises lors de la réunion d’Oran, en décembre prochain, pour stabiliser le marché pétrolier.
- Sénégal-Algérie-foire : une grande animation régnait jeudi soir dans le pavillon algérien érigé à l’occasion de la 18ème Foire internationale de Dakar ouverte le même jour avec la participation d’une trentaine de pays.







Commentaires (0 envoyés):
Réagissez et insérer votre commentaire