Les nouvelles autorités de Tegucigalpa maintiennent le bras de fer
Le Honduras quitte l’organisation des Etats américains
Par Moumene Belghoul
Après la destitution du président Manuel Zelaya, les nouvelles autorités du Honduras poursuivent le bras de fer avec l’Organisation des Etats américains (OEA). Alors qu’il risquait d’en être exclue, le Honduras de Micheletti claque la porte de cette organisation. Une situation inédite. A ce jour, l’OEA n’avait écarté qu’un pays : Cuba, suspendue en 1962, est invitée à réintégrer l’organisation. Mais cette rupture était dans l’air du temps. Le secrétaire général de l’OEA, Jose Miguel Insulza, avait conclu, lors de sa réunion hier à Washington, que l’OEA s’orientait vers une «suspension» du Honduras. Le président de la Cour suprême du Honduras, lui, avait annoncé que la destitution du président Manuel Zelaya était «irréversible». Une fermeté mal acceptée par Insulza, qui considère la destitution du président Zelaya comme un coup d’Etat militaire en bonne et due forme. Pourtant, l’arrivée d’Insulza avait fait naître l’espoir d’un début de dialogue entre les deux camps antagonistes. Micheletti ayant affirmé n’avoir «aucune objection» à l’organisation d’une élection présidentielle anticipée, celle-ci étant normalement prévue le 29 novembre prochain. Pour l’heure, l’incertitude est de mise quant à un éventuel retour de Zelaya au Honduras pour y retrouver ses fonctions. Micheletti et les autorités judiciaires en place à Tegucigalpa l’ont menacé d’une «arrestation immédiate» s’il décidait de rentrer au pays. Le président Zelaya, au pouvoir depuis 2006, a été destitué par les militaires et expulsé vers le Costa Rica pour avoir tenté d’organiser une consultation populaire sur la possibilité de briguer un second mandat présidentiel. La démarche a été jugée illégale par la Cour suprême hondurienne. Mais sur le plan international, le camp de Micheletti semble de plus en plus isolé. Déjà condamnées par l’ONU et l’Union européenne, les nouvelles autorités sont de plus en plus mises au ban par la plupart des pays d’Amérique centrale. Et la situation va en se dégradant. Plus aucun ambassadeur européen n’est en poste à Tegucigalpa. La Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement (BID) ont confirmé le gel de leurs activités au Honduras. Un total de 300 à 450 millions de dollars d’aide financière internationale, selon la ministre des Finances de Zelaya, Rebeca Santos. Le Honduras version Micheletti est écarté des négociations de l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays d’Amérique centrale. La crise politique s’accentue sur fond économique. Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé la suspension de l’envoi de pétrole vers le Honduras qui bénéficie d’un accord de coopération énergétique avec Caracas, d’où il reçoit la grande majorité de sa consommation. A Tegucigalpa, le bras de fer ne fait que commencer.
M. B.
- Renault : délocalisation décidée en interne, rejetée à l’extérieur
- Algérie / Maroc : Prochain échange de visites des ministres de la Communication de l’Algérie et du Maroc selon Medelci.
- L’Algérie est favorable à une démarche graduelle et pragmatique
- Algérie / UE : Vers un compromis acceptable entre Alger et Bruxelles dans le démantèlement tarifaire
- Les mesures d’appui à la production nationale restent sans résultats
- Un Observatoire contre les violences faites aux femmes
- Football / Ligue 1 : Sueurs froides à Tlemcen
- Basketball / Tournoi de Salé : le GSP éliminé en demi-finale
- Algérie / Maroc : Prochain échange de visites des ministres de la Communication de l’Algérie et du Maroc selon Medelci.
- Samedi 18 février 2012
| Sa | Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve |
| 1 | 2 | 3 | ||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 |
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 |
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 |
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||





