secteur des sports
Formation, massification du sport et équipes nationales… les autres défis
Par Abdelghani Aïchoun
Même si certains candidats à la présidentielle ne l’avaient pas trop évoqué, il faut dire que le secteur du sport est d’une importance capitale, sachant qu’il pourrait avoir, à bien des égards, un rôle social de premier ordre étant donné que l’activité sportive permet aux jeunes d’«extérioriser» leurs énergies en dehors de «la rue», en plus, bien évidemment, de l’élan fédérateur et mobilisateur que pourrait provoquer une équipe nationale, un club ou un champion qui s’affirme sur le plan régional ou international. Il est clair qu’au stade où en sont les choses, les citoyens algériens, les jeunes en particulier, attendent beaucoup du nouveau président.
Comment ne serait-ce pas le cas alors qu’en face de l’énorme potentiel existant chez la jeunesse, le sport algérien, hormis quelques rares exceptions, n’arrive pas à sortir de sa léthargie ? Et c’est justement sa relance qui est recherchée par les uns et les autres. D’énormes efforts ont été consentis par les plus hautes autorités du pays durant les dix dernières années. Selon les données du ministère de la Jeunesse et des Sports, les ressources financières consacrées par l’État aux infrastructures sportives sont passées de 50 milliards de dinars durant la période 2000-2004 à près de 200 milliards de dinars durant la période 2005-2009. Ces efforts ont permis de multiplier par quatre le nombre d’infrastructures sportives, qui est passé de 1 520 en 1999 à plus de 6 000 en 2007. Bien évidemment, il y a toujours un manque au vu du retard accumulé sur ce plan depuis de longues années. D’autres projets attendent également d’être concrétisés. C’est le cas des deux stades qui devraient être construits dans la capitale. En dehors de cela, ce qui semble primordial aux yeux des citoyens dans le domaine, c’est le développement du sport, notamment la formation, la massification de la pratique sportive, entre autres, dans les écoles et les universités, ainsi que la mise sur pied de véritables équipes nationales, surtout en football, qui puissent dignement représenter l’Algérie aux différents événements. A propos de ce dernier point, il va sans dire que la récente performance de l’équipe nationale de football des moins de 17 ans, lors de la huitième édition des Championnats d’Afrique organisée à Alger il y a quelques jours, durant laquelle les Verts ont atteint la finale et arraché un billet qualificatif pour le
Mondial du Nigeria, prévu au mois d’octobre prochain, a suscité beaucoup d’espoirs chez les Algériens. Les «cadets» algériens avaient démontré qu’ils sont capables de réaliser les meilleures performances pour peu qu’ils bénéficient de l’attention et des moyens adéquats. Cela a démontré également que seule la formation permet de relever le niveau. Ce qui est de bon augure pour l’équipe nationale seniors. Cette dernière est l’autre dossier important qui doit être pris en charge avec la plus grande vigueur.
Absente des coupes du monde depuis 1986, l’Algérie aura tout à gagner si elle arrive à se qualifier pour l’Afrique du Sud 2010. D’ailleurs, le ton en a été donné. Mohamed Raouraoua, dès son élection à la tête de la FAF, a déclaré que l’objectif de l’Algérie est de se qualifier à la prochaine Coupe du monde. Tous les Algériens rêvent de cela, même si, il faut quand même le dire, la mission est assez difficile. En dernier lieu, la massification de la pratique sportive est l’un des autres défis majeurs que l’Algérie doit relever dans ce domaine. C’est la seule option qui permettrait à tous les jeunes d’avoir une chance de pratiquer une discipline donnée et par la même de faire émerger des talents. Il est à rappeler que, lors de l’audition qu’il avait accordé au ministre de la Jeunesse et des Sports,
M. Hachemi Djiar, au mois d’octobre de l’année dernière, le chef de l’Etat, M. Abdelaziz Bouteflika, avait déclaré que «la pratique sportive doit être intensifiée dans le système national d’enseignement au niveau de tous ses paliers, de l’école à l’université». «Elle doit également être accompagnée par une véritable relance des compétitions sportives scolaires et universitaires. Les infrastructures nécessaires existent dans la plupart des cas, et doivent être créées là où elles font encore défaut.
L’encadrement devra, également, être renforcé à cette fin. L’objectif de deux millions de licenciés dans le sport scolaire et universitaire, proposé par le secteur, est réaliste.
Le gouvernement doit donc réunir les moyens pour concrétiser cet objectif durant les cinq prochaines années», avait-il ajouté.
A. A.
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