Accident de la route : 7 morts, dont un bébé, et 28 blessés dans des accidents de la route en 48 heures    -     Transport aérien : Une stratégie de développement basée sur la consolidation de sa part de marché affirme Mohamed Boultif     -     Intempéries / Situation : Constantine et sa périphérie sous la neige     -     Intempéries : Des routes coupées à la circulation après les chutes de neige à Tissemsilt     -     Football / Championnat Ligue 2 : MO Constantine- JS Saoura reporté     -     Intempéries / Dégâts : La neige encombre à Bejaia un faisceau de route     -     Accident de la route : Seize blessés dans le dérapage d’un autobus à El-Bayadh     -     Volleyball / Tournoi préolympique de volley-ball : Facile victoire de l'Algérie devant les Seychelles (3-0)     -     Météo-prévisions : Temps froid et instable, accompagné de fortes averses de pluie et de chutes de neige sur l'ensemble des reliefs, jusqu'à lundi     -     Tennis de Table / Coupe arabe des nations : quatre médailles dont deux en or pour l'Algérie     -     Activités des partis / En Nahda : Fateh Rebiai appelle les militants d’En-Nahda à défendre, au sein des commissions électorales, le choix du peuple     -     Handball /Coupe d'Algérie : La JS Kabylie exclue de la compétition     -     Football / Démission : le président du MC El Eulma jette l’éponge     -     Intempéries : Importantes chutes de neige sur Ougbellil dans la wilaya de Ain Temouchent.    -     Santé / Médicaments : Les produits anticancéreux sont dispensés gratuitement et exclusivement par l'hôpital selon la PCH.    -     Football /Incidents du match de Port Saïd : "Très triste par ce qui s'est passé" affirme Amir Sayoud    -     Intempéries /Situation : Une tempête de neige provoque la paralysée quasi totale du réseau routier à Médéa     -     Football / USM Alger : "Ollé-Nicolle n'est pas le seul responsable de la dégradation des résultats du club" selon Mouldi Aissaoui    -     Football / Al Sadd: l'Algérien Nadir Belhadj honoré par les supporteurs du club     -     Cadre de vie : Lancement officiel du programme spécial de mise à niveau de la nouvelle ville Ali-Mendjeli à Constantine    -    

Architectes et promoteurs immobiliers sont unanimes

«Le crédit immobilier ne soulagera pas l’Algérie de la crise du logement»

image
Photo : M. Hacène

Par Abderrahmane Semmar

Le crédit immobilier ne facilitera pas l’accès au logement pour les Algériens. En tout cas, il est loin de soulager l’Algérie de sa crise lancinante du logement. C’est du moins ce que les architectes et les promoteurs immobiliers ont révélé hier lors d’une table ronde consacrée par le centre de presse d’El Moudjahid au thème de la promotion immobilière. Rassemblant des représentants du ministère de l’Habitat, du Collège national des architectes et des promoteurs spécialisés, le débat et les interventions ont vite mis en exergue les déficiences de la politique du logement menée par le gouvernement. Et si ce dernier place tous ses espoirs dans le crédit immobilier pour répondre à la demande du logement, architectes et promoteurs rétorquent, par contre, que ce dernier ne sera qu’un simple coup d’épée dans l’eau. Et pour cause, le problème de la mise à disposition du foncier et les prix exorbitants des terrains empêchent la réalisation de nouveaux logements et encore plus l’acquisition de logements réalisés par le citoyen lambda. «Aujourd’hui, le prix du mètre carré de terrain à Alger varie de 30 000 DA à plus de 150 000 DA. Pour réaliser un logement collectif à Alger, le prix du m2 nous revient à 200 000 DA ! C’est dire si le coût du logement demeure très élevé dans notre pays. Et c’est une réalité qui touche toutes les régions d’Algérie. Dans ce contexte, nous avons fait une étude où nous avons démontré que, pour qu’un Algérien puisse acquérir un logement, il lui faut 75 ans de travail et ce, sans toucher à son salaire», explique Abdelhamid Boudaoud, architecte urbaniste et président du Collège national des experts architectes (CNEA). Pour lui, le crédit immobilier, déjà très peu accessible au commun des citoyens, ne répondra en aucun cas à la demande en logement tant que le problème du foncier, les prix élevés des matériaux de construction et l’absence d’un plan d’urbanisme caractérisent encore le secteur de l’habitat dans notre pays. 
De leur côté, les banquiers abondent dans ce sens et assurent que le crédit immobilier, en vigueur en Algérie depuis longtemps, ne peut satisfaire la demande en logements au regard de la faiblesse de la «solvabilité de la population». «Dans les pays développés, le prix du mètre carré tourne autour du SMIC. Chez nous, il est dix fois supérieur au SNMG. Dans ce contexte, le marché du logement est biaisé», souligne M. Metref, chargé du département crédit au CPA, qui nous apprend également que le crédit immobilier ne peut couvrir que «40% au maximum du coût du logement». Dès lors, ni l’apport initial du demandeur de logement ni les assouplissements fiscaux, exonération de la TVA, par exemple, ne pourront boucler le montage financier nécessaire à l’acquisition d’un logement. Les salaires dérisoires des Algériens ne leur permettent donc pas d’acquérir un logement décent.   Pour sa part, M. Khenouche, de la CNEP, estime que c’est l’accès à la propriété qui cause problème en Algérie. «Tout le monde veut devenir propriétaire et personne n’explore les voies de la location», analyse-t-il, suggérant d’encourager les crédits dans le secteur des transactions entre particuliers et le marché du logement ancien. Le constat des experts est sans appel à ce propos.
Sur un autre chapitre, les promoteurs privés considèrent que le problème du logement ne sera pas résolu tant que leur part du marché ne dépassera pas les 5%. A peine 8 000 logements sont réalisés annuellement par la promotion libre. Pour les agences et les promoteurs immobiliers, il est important d’augmenter cette part à 20% et ce, «pour qu’il y ait une adéquation entre l’offre et la demande dans le marché», notent-ils en signalant que l’offre de logements doit être dynamisée par l’accompagnement financier des banques au profit des promoteurs. Ces derniers réclament surtout des crédits pour l’acquisition du foncier, lequel se fait de plus en plus cher et de plus en plus rare dans certaines régions. Une rareté et une cherté qui s’expliquent par les retards enregistrés dans le recensement cadastral du foncier national. Et avec seulement 100 agents de cadastre et près de 500 géomètres, l’Algérie n’est pas près de sortir de l’ornière. Ajoutez à cela la vétusté des instruments d’urbanisme, le non-respect par les collectivités locales des textes régissant le secteur des constructions et de l’habitat ainsi que la flambée des prix des matériaux de construction, et vous aurez tous les éléments constitutifs d’une crise qui dure depuis des décennies dans notre pays. Alors pourquoi nous faire croire que le crédit immobilier est la formule miracle ?  

A. S. 

  • email Envoyer à un ami
  • print Version imprimable
Dans la meme rubrique
EDITION IMPRIMÉE
Archives
first first Février, 2012 first first
Sa Di Lu Ma Me Je Ve
1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29