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Jean-François Rischard, ex-vice-président de la Banque mondiale, à la rencontre d’Alexandrie sur l’EFC :

«L’Algérie a compris le défi et se dépêche vers l’économie fondée sur la connaissance»

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De notre envoyée spéciale à Alexandrie
Samira Imadalou


éducation et compétences nécessaires au développement d’une économie fondée sur la connaissance (EFC), c’est la question soulevée hier au deuxième jour de l’atelier sur les stratégies de développement de l’EFC qui se tient depuis lundi dernier à Alexandrie. Après la présentation de l’expérience du Maroc et de l’Arabie saoudite,
MM. Jean-Eric Aubert et Jean-François Rischard, respectivement ex- spécialiste principal à la Banque mondiale (BM) et ex-vice-président du même groupe, ont abordé en détail les techniques de développement d’une EFC. Et ce, dans le but d’expliquer comment encourager et intégrer les efforts nationaux pour une concrétisation rapide des programmes EFC dans les pays de la région MENA. Rappelant que de nombreux pays de la région ne distinguent pas encore clairement les piliers de l’EFC (éducation, gouvernance, innovation et TIC), il a d’emblée mis en exergue les étapes franchies en Algérie dans ce domaine et sa volonté d’entrer dans le monde de l’EFC. «L’Algérie peut  diminuer le nombre de conférences et se consacrer essentiellement  à la diffusion.
Dans ce cas, vous allez réussir», a-t-il noté à l’adresse de la délégation algérienne. «L’Algérie est l’un de ces pays qui ont compris et qui se dépêche vers l’EFC», poursuivra-t-il avant d’ajouter : «Nous devons insister sur les piliers car ils sont garants de l’EFC.» Pour cela, il est nécessaire de s’inspirer de l’expérience des pays qui ont réussi dans leurs stratégies EFC. «Il faut s’inspirer  de cette expérience. Ces pays ont les moyens d’appliquer leurs stratégies comme c’est le cas pour l’Algérie», a-t-il clairement relevé, allusion faite à l’importance des réserves de changes. Globalement, selon l’expert de la BM, l’Algérie a une longueur d’avance en matière d’EFC par rapport aux autres pays de la région. D’où la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du programme et de dégager les ressources nécessaires pour les outils d’application. Sur un autre plan, et cela s’applique à l’ensemble des pays MENA, il s’agit d’assurer une collaboration étroite entre les quatre piliers pour une transition rapide. «Si nous voulons changer notre économie dans les dix années à venir, il faut qu’il y ait des changements et il faut qu’il y ait une collaboration et un partenariat entre les piliers», a expliqué M. Rischard. Pour assurer toutes ces conditions, il est nécessaire, selon l’orateur, d’intégrer des changements à tous les niveaux de la société, c’est-à-dire le citoyen et l’Administration. «Il faut un changement dans l’Administration comme dans les pays scandinaves. Il est possible d’avoir des difficultés mais il y a lieu de suivre les plans pratiques», a recommandé M. Rischard pour qui l’EFC est à considérer comme un moyen de développement dans les
secteurs public et privé. Mais l’accent devrait également être mis sur la promotion du privé et sur la diversification de l’économie. Car, faut-il le rappeler, les ressources industrielles sont insignifiantes dans cette région du monde où le taux de chômage par pays reste important. L’autre point sur lequel a assisté l’expert de la BM est la sensibilisation.
Là aussi, il s’agit de diffuser l’importance de l’EFC à tous les niveaux de la société. «Le rôle du chef de l’Etat est très important», a-t-il tenu à préciser. Il en est de même pour les rôles qu’auront à assurer les équipes chargées de l’application des programmes EFC.
Le message de Jean-François Rischard était clair : pas de temps à perdre pour l’application des programmes EFC. C’était  également le message de son collègue Jean-Eric Aubert.  

S. I.

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