L’omerta
Par Faouzia Ababsa
Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements était l’hôte, jeudi dernier, de la Chambre basse où il répondait à une question orale sur le bilan des privatisations. Un bilan chiffré, global. Aucun détail ne sera donné par Abdelhamid Temmar sur la nature des entreprises cédées totalement ou partiellement et encore moins sur leur identité. Pas plus que l’identité (morale ou physique) des repreneurs et encore moins le prix de cession de chacune d’elles. Les informations données par le ministre ne diffèrent pas, à quelques exceptions près, de celles mises en ligne sur son site en mars dernier et que le département concerné n’a pas jugé utile d’en faire la publicité via un communiqué au public. En revanche, M. Temmar a reconnu que beaucoup de difficultés ont entouré certaines privatisations et signalé des contradictions, mais aussi des difficultés rencontrées par les repreneurs, notamment en matière de respect du cahier des charges. Il reconnaîtra également que son département a commis quelques erreurs mais que des correctifs sont en train d’être opérés. Mais, à aucun moment, le ministre de l’Industrie ne donnera des précisions sur la nature des repreneurs ni sur les prix auxquels ont été cédées ces entreprises. C’est à croire que cette question relève d’un secret défense alors que les députés, pour rester dans le contexte de l’intervention de M. Temmar de faire un tour dans les entités économiques cédées, proposent de discuter avec les employés pour avoir l’information et la rendre publique à l’occasion d’un débat sur des questions économiques. Inviter un ministre à se présenter à l’hémicycle pour donner des explications et autres éclaircissements sur un thème d’intérêt général, voire stratégique dans la vie d’une nation, relève pourtant du contrôle (ou supposé contrôle) de l’Exécutif par le Parlement. Or, le comportement évasif d’un membre du gouvernement ne contribue nullement à la manifestation de la vérité et encore moins à l’application de la transparence dans la gestion des affaires publiques. D’aucuns des Algériens, notamment les travailleurs, sont en droit de savoir à quelle «sauce ils vont être mangés» et à quel prix ils vont être «vendus» avec armes et bagages au cas où on ne les contraints pas au départ volontaire.
Car, faut-il le souligner, que de fois des syndicalistes ou encore même des cadres, jaloux de la préservation du patrimoine public [l’entreprise algérienne en est un] ont dénoncé la vente d’une entité économique viable et rentable pour une bouchée de pain. Surtout quand ils savent que le repreneur risque de mettre la clé sous le paillasson à très court terme. C’est en fait l’omerta. Abdelhamid Temmar n’a pas non plus dit un mot sur le processus de contrôle des privatisations. La loi de 1995, amendée par voie d’ordonnance en 2001 et en 2008, prévoit l’existence d’une commission de contrôle. Laquelle s’est réunie une seule fois en 1997. L’on est alors en droit de se demander à quoi elle sert. Tout comme l’on doute du contrôle parlementaire (consacré pourtant constitutionnellement) auquel des membres de l’Exécutif ne se soumettent pas pour rendre des comptes comme le stipulent les lois de la République.
F. A.
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Commentaires (15 envoyés):
AUX USA LA COMMUNITEE A SUIVI LE MATCH
DANS L'AMBIANCE ALGERIENNE .
ENCORE BRAVO , VOUS ETES DANS LES ANNALES DE FOOT ALGERIENNE
er à exercer son activité par effet rétroactif contraire à l'art.2 du code civil n'est il pas un abus et excés d'autorité de l'administration. cette ac
tivité se faisait avec tous les docu-ments nécessaires. Un décret et un arrê-té sont il au dessus de la loi. Que pen-
se ce lollectif d'avocats et Mr. le Pré-
sident des droits de l'homme.
elle a dit le sahara et marocain, pour vous reppler que vous etes sur la page ou on pale de leconomie mais pas le Maroc, ca se voit que vous sorter de votre cuisine, et je pense il vaut mieux retourner dans votre cuine et FERMER LA... ici on pas besoin de votre mechant oppinion
wa salaam alikom
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