Naguib Sawiris affirme que son groupe n’est pas à vendre
Orascom compte réaliser de nouveaux projets en Algérie
Photo : Riad
Par Rafik Elias
Après les folles rumeurs qui ont circulé ces derniers temps à propos d’un probable abandon du groupe égyptien Orascom de ces investissements en Algérie, Naguib Sawiris, le patron du groupe vient d’infirmer catégoriquement ces informations et d’affirmer simplement que «c’est faux». «Je pense que les rumeurs qui ont circulé à notre sujet sont l’œuvre de la concurrence locale ou internationale», a répondu Sawiris aux journalistes. Le patron d’Orascom, qui a rencontré les représentants de la presse nationale en Egypte, a ajouté : «Nous sommes devenus un concurrent sérieux et nous avons réussi à arracher une bonne part d’un marché jusqu’ici exclusivement occupé par certaines firmes.» Selon lui, ces rumeurs sont nées après l’opération financière réalisée par Orascom dans la filière de fabrication du ciment.
Une opération qui a permis également au groupe, selon la même source, d’entrer dans le capital du groupe français Lafarge et même de devenir le troisième actionnaire de ce producteur mondial de ciment.
A propos de la réussite de Djezzy et d’OTA, M. Sawiris a estimé que cet investissement était un défi pour lui.
«On m’a traité de fou et d’inconscient», se rappelle-t-il. «Nous sommes arrivés dans ce pays lorsqu’il n’était pas dans l’air du temps d’y investir ne serait-ce qu’un dollar en dehors des hydrocarbures», a-t-il soutenu. Le groupe Orascom, qui a pu en un laps de temps très court faire de ses investissements en Algérie un modèle de l’investissement étranger, ne compte pas s’arrêter là. D’autres projets sont sur la liste. Les responsables du groupe égyptien comptent ainsi réaliser une cimenterie à Constantine ; elle entamera ses activités avant la fin de 2011. Cette cimenterie devait être initialement implantée en Afrique du Sud, affirment les responsables. Parmi les projets d’Orascom en Algérie, Sawiris a énuméré le lancement, bientôt, d’un institut de formation à but non lucratif qui aura pour mission d’assurer le transfert technologique aux étudiants algériens appelés à intégrer le monde du travail. Ce projet se fera avec la collaboration de nos partenaires en Algérie. Les responsables d’Orascom comptent également lancer une grande campagne publicitaire pour faire connaître aux étrangers la destination Algérie qui recèle de grandes potentialités touristiques. Interrogé sur la saturation du marché algérien de la téléphonie, Naguib Sawiris ne partage pas cet avis. A ses yeux, «le marché algérien n’est pas saturé». La téléphonie mobile n’a touché que 50 ou 60% de la population visée. «N’oubliez pas qu’en Algérie, généralement, une personne détient jusqu’à trois cartes SIM activées auprès des trois opérateurs. Donc, nous avons encore une marge de progression, notamment avec les nouvelles applications en téléphonie mobile qui vont faire leur apparition en Algérie», a-t-il argumenté.
R. E.
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bravo les fennecs, bravo à toute l'algérie





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