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La protection du noyau originel de Khenguet Sidi Naji en débat
La protection du noyau urbain originel de la ville de Khenguet Sidi Naji, située à l’extrême est de la wilaya de Biskra, a été le thème d’une journée d’étude initiée par l’Assemblée populaire communale de concert avec les secteurs concernés tels la culture, le tourisme, l’urbanisme et l’administration locale ainsi que des techniciens spécialisés dans la protection des vestiges. Le directeur de la culture a relevé à l’occasion que le noyau originel de la ville Khenguet Sidi Naji nécessite une opération de protection pluridimensionnelle dont, notamment, sa protection contre les crues et les eaux de ruissellement. D’autres intervenants ont insisté sur la réhabilitation des activités artisanales de cette oasis, avec la création de petites unités de production de poterie. Le noyau originel de la ville Khenguet Sidi Naji est, depuis 1929, classé patrimoine national et se compose d’un tissu urbain et d’un édifice religieux dont la construction est à base de matériaux locaux, entre autres, la glaise et les troncs de dattiers. Le style architectural de la cité est similaire à celui des ksour avec des maisons juxtaposées les unes aux autres, des fenêtres très petites et des ruelles étroites. Il y a lieu de noter que certains travaux de restauration ont été menés au cours des cinq dernières années et ont concerné des maisons et l’édifice religieux.
Exposition d’arts traditionnels à la galerie Thévest
Une exposition collective, avec des œuvres de Zakaria Morsli, Aziz Kacimi El Hassani et Toufik Boumehdi, se tient jusqu’à la fin du mois de Ramadhan à la galerie Thévest de Kouba (Alger). L’exposition comprend des miniatures, des calligraphies et des décorations sur bois. Zakaria Morsli présente des miniatures travaillées sous forme de parchemin en y introduisant une touche contemporaine du point de vue conception mais en reprenant des sujets puisés du patrimoine, comme la Casbah d’Alger, les intérieurs et l’architecture des maisons traditionnelles. L’artiste expose aussi une série de décorations sur bois à la conception contemporaine tout en essayant de rester dans l’authenticité de la décoration sur bois d’antan. Aziz Kacimi El Hassani, quant à lui, participe à l’exposition avec 5 calligraphies avec des effets en relief. L’artiste, qui a appris la calligraphie auprès de son père, a mis en symbiose plusieurs styles, tels le «thoulouti», le «diwani», le «farissi» et le «maghribi» auxquels il a ajouté le style andalous et le «koufi karmati». Le plasticien qui a repris dans ses tableaux des épigraphies murales des palais andalous sur un support de papier en soie avec dorure, donnant ainsi une certaine lumière à l’œuvre. Toufik Boulmehdi expose, pour sa part, des céramiques inspirées des anciens carreaux de faïence et décorées de bouquets de fleurs aux couleurs variées et douces telles que les bleus, les verts et les jaunes avec en lisière des arabesques d’une grande finesse.
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