Football / Ligue 1 : Sueurs froides à Tlemcen    -     Tourisme : Nouvelles zones d'expansion touristique : quatre sites identifiés à El-Bayadh     -     Chahid / Célébration : Tissemsilt abrite les festivités nationales de la journée du Chahid     -     Emploi / Salon : Le salon de l'emploi "Salem 2012" du 22 au 26 février aux Palais des Expositions     -     Intempéries / Solidarité : Plus de sept tonnes de denrées alimentaires distribuées par l’Union générale des entrepreneurs à Médéa     -     Algérie / Ligue Arabe : Début dimanche à Alger des travaux de la commission de préparation     -     Energie / Approvisionnements : Des entrepôts pour des stocks d’urgence de butane et de propane dans les localités éloignées     -     Cadastre / Régions : Achèvement de l'opération cadastrale au niveau de 29 communes de Relizane     -     Judo / Grand Prix de Düsseldorf : Soraya Haddad éliminée au second tour     -     UMA / Réunion : L’Algérie appelle à une réunion ministérielle à Alger pour examiner la question sécuritaire dans la région selon Mourad Medelci     -     Intempéries / Education : Plus de 2300 établissements scolaires touchés par les intempéries dans 19 willayas     -     Algérie / UMA : Le Président Bouteflika: La réalisation de l'unité maghrébine arabe à l'ère des ensembles, un impératif vital et pressant     -     Intempéries / Secours : Plus de 143.600 appels reçus au numéro vert 10-55 selon la Gendarmerie nationale     -     Activités des partis / FC : Abdelmadjid Menasra plébiscité à la tête du Front du Changement     -     Météo : Temps dégagé pour samedi après-midi sur les wilayas du Centre     -     Algérie / UE : Vers un compromis acceptable entre Alger et Bruxelles dans le démantèlement tarifaire    -     Agriculture : La CNMA créera deux coopératives de services agricoles pour développer l'élevage bovin et ovin     -     Basketball / Tournoi de Salé : le GSP éliminé en demi-finale     -     Algérie / Maroc : Prochain échange de visites des ministres de la Communication de l’Algérie et du Maroc selon Medelci.    -     Activités des partis / MSP : Conditions réunies pour un changement radical par le libre choix des représentants du peuple     -    

Naama et la sauvegarde de son patrimoine folklorique

Vue sur ses danses populaires…

image
Photo : Zoheïr

Synthèse de Fella Bouredji

Les habitants des zones rurales de la wilaya de Naama se montrent plus que jamais attachés à la sauvegarde des danses populaires connues dans la région, notamment celle que l’on nomme «hidous», la plus illustrative du folklore local.
La particularité de cette danse, qu’on retrouve souvent dans les fêtes familiales, est connue  sous  l’expression «hadhrat el hidous» d’origine amazighe et qui renvoie à la signification des rondes de danses homogènes avec un accompagnement musical composé de couplets de chants populaires. Dans les régions rurales de Aïn Sefra, ce genre est présenté comme étant une danse qu’interprètent une chaîne de danseurs, en ronde ou en ligne, ouverte même aux badauds à condition que chaque candidat ait la capacité physique et artistique d’effectuer des mouvements de corps fort rythmés, et ne fausse pas l’harmonie du groupe.
Ce type de chorégraphie traditionnelle est exécuté surtout par les habitants des ksour des oasis (Tiout,
Aïn Sefra, Moghrar…) de l’Atlas saharien ouest, notamment dans les zones frontalières, à l’occasion des fêtes de mariage.
Selon un spécialiste des arts folkloriques et de la culture locale, Ali Nabti, cette danse populaire est également réputée au Maroc, du moins dans les zones proches des frontières avec l’Algérie, mais aussi dans certaines wilayas du sud d’Oran, et plus loin, en Kabylie et dans les Aurès mais avec des différences de style marquées.
Des groupes de danses folkloriques s’enorgueillissent du fait que le «hidous» soit ancré, depuis des siècles, dans cette région comme source de divertissements et de célébrations. Les représentations
attirent des centaines de passionnés admiratifs de véritables tableaux d’art, de poèmes et chants traditionnels truffés d’expressions séculaires, d’adages, de maximes et d’aphorismes.          
Un habitant de la localité frontalière de Ghallaba, cité par l’APS, explique que la danse hidous est répandue également parmi les tribus locales, telles les «Amour» et les «Hamiane» où femmes et hommes entonnent des qaçidate du langage local inspirées du terroir.  Selon ce connaisseur, une cérémonie de mariage dans n’importe quelle localité de la région ne peut se concevoir sans ces fameuses chaînes de danse hidous formées d’hommes, de femmes, de jeunes et de moins jeunes,  généralement vêtus d’habits traditionnels. Pour les hommes, la gandoura, le turban et la nécessaire ceinture ronde de couleur noire pour l’harmonie des mouvements corporels. Les femmes, elles, portent comme signes distinctifs un voile très ample de différents coloris, un foulard et une ceinture pour la finesse et la grâce du geste. 
A l’aide d’un tambour et d’un tambourin, «symboles de la rigueur et de la virilité», les chants interprétés lors du hidous expriment l’attachement du Bédouin à sa tribu, à sa terre et à son bétail.
Selon les traditions et croyances locales, ils traduisent ensuite certaines valeurs sociales et spirituelles telles que l’hospitalité qu’on doit aux enfants de retour au pays, le respect dû à tous les saints, l’honneur des parents, et renvoient également à la cavalerie, au baroud et, enfin, à l’amour de la patrie et la défense de ses idéaux.
D’une valeur culturelle et esthétique inégalable, ce patrimoine populaire se révèle être un véritable chef-d’œuvre du folklore national mais qui, hélas, a tendance à disparaître faute d’efforts suffisants pour
sa sauvegarde.  

F. B.

  • email Envoyer à un ami
  • print Version imprimable
Dans la meme rubrique
EDITION IMPRIMÉE
Archives
first first Février, 2012 first first
Sa Di Lu Ma Me Je Ve
1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29