Après 10 jours de fête et de bonheur sous le ciel batnéen
Clôture de la 30e édition du Festival international de Timgad
De notre envoyée spéciale à Timgad
Fella Bouredji
Après dix jours de fête et de bonheur, le Festival international de Timgad s’est clôturé vendredi soir dernier. Le théâtre de la cité romaine ferme ses portes après avoir vu défiler une vingtaine d’artistes d’horizons différents. Pour la dernière soirée, c’est Hamid Berbech, Nasredine Galiz, Latifa Larfaoui et cheba Zahouania qui ont transporté le public batnéen dans un dernier moment d’euphorie.
Cette trentième édition, dont le coût est évalué à 30 millions de dinars, a été pleine de moments forts, de moments d’exaltation et de liesse, mais elle a aussi eu ses lacunes. Le commissaire du festival et directeur de l’Office national pour la culture et l’information, Lakhdar Bentourki, a animé une conférence de presse pour, justement, parler des réussites et des insuffisances du festival. Selon ses propos, le Festival de Timgad est en devenir et en perpétuelle évolution, et, il s’est dit, à cet effet, ouvert à toutes les critiques, notamment celles faites par la presse nationale. Et il y en a eu ! Le point crucial sur lequel s’est centré le débat n’est autre que le problème de communication, qui s’est posé cette année, auquel Lakhdar Bentourki a été réceptif, en promettant des efforts pour la prochaine édition, mais aussi pour toutes les manifestations de l’ONCI. Place ensuite aux mots de clôture du wali de Batna, Abdelkader Bouazegui, aux ovations du public de Timgad et aux prestations des artistes de la soirée. D’abord, Hamid Berbech, qui a interprété des chants chaouis, accompagné de l’orchestre dirigé par le maestro Nourredine Guechoud. Ensuite du chaabi pour la première fois sur la scène romaine ! Nasserdine Galiz a enflammé le théâtre avec des classiques du chaabi : Andi tir enrabih, Chkoune andou khat chebab, Ya meknine ezzine, El barah kane fi amri acherine… L’artiste tunisienne, qui fait un tabac en Egypte, investira ensuite la scène. Latifa Larfaoui, dans sa robe argentée, a su charmé le public avec un répertoire puisé dans toute sa carrière.
Et pour mettre encore plus d’euphorie à Timgad, cheba Zahouania chantera pour livrer, elle aussi, sa part de bonheur aux centaines de festivaliers.
La soirée a été clôturée par des éclats de beauté irisés dans le ciel de Timgad sous les cris exaltés du public. Plus de 5 minutes de feux d’artifice, lesquels laisseront dans les esprits des Batnéens une lumière affable et un souvenir savoureux d’un festival, source de joies si précieuses…
F. B.
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