Pêche: une convention destinée à offrir des avantages aux professionnels algériens de la pêche pour l’achat de véhicules frigorifiques sera signée fin janvier entre le Comité national des marins pécheurs et un concessionnaire automobile basé à Annaba.    -     Football-Algérie : les rencontres de football programmées ce week end pour le compte des championnats des différentes divisions ont été reportées, "en signe de solidarité avec le peuple palestinien et les habitants de Ghaza".     -     Football-Maghreb : la JSM Béjaia et l'ES Tunis se sont neutralisées sur le score de 0 à 0, en finale aller de la coupe des clubs vainqueurs de coupe de l’Union nord africaine de football (UNAF) disputée mercredi à Béjaia.     -     Palestine-Israël-agression-réactions : le RND a dénoncé mercredi "avec vigueur" l'agression sioniste contre le peuple palestinien, soulignant que cette agression a pris "toutes les formes du crime contre l'humanité".     -     Jeunesse-insertion : professionnelle : quelque 57.000 jeunes ont été placés en milieu professionnel au cours de l'année 2008, dans le cadre du dispositif "Prime d'insertion des diplômés" dont 18 % ont été déclarés permanents.    -     Palestine-Israël-agression-solidarité : les points de collecte de sang ont connu mercredi à Alger, une grande affluence de citoyens, et ce sur initiative du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.     -     Palestine-solidarité-MSP : l'agression sioniste perpétrée dans la bande Ghaza qui a fait depuis le 27 décembre dernier plus de 680 martyrs palestiniens, a eu pour conséquence d'isoler davantage Israël.    -     Palestine-solidarité : une opération d'envoi de trois millions de lettres d'enfants algériens au Secrétaire général des Nations-unies et à l'Unicef, a été lancée par la Forem pour mettre fin à l'agression israélienne contre Ghaza.     -     Présidentielle-élection-préparatifs : la remise des formulaires de souscription de signatures pour les candidats à l’élection à la présidence de la République à partir du jeudi 8/1/2009 auprès du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales.    -     PME-investissements : l’année 2009 verra la création dans la wilaya de Constantine de 1.100 petites et moyennes entreprises (PME) qui pourront offrir 31.680 postes de travail.    -     Transport-infrastructures : les projets de réalisation à Skikda du téléphérique et d'une gare multimodale ont nécessité une enveloppe financière de deux milliards de DA.    -     Pétrole-prix: les prix du pétrole sont en nette hausse mardi à l'ouverture des échanges à New York, soutenus par des tensions entre la Russie et l'Ukraine et au Proche-Orient, qui ont ramené les cours au dessus du seuil des 50 dollars.     -     Douanes-commerce : aucun dédouanement de marchandises ne sera admis au delà du 10 janvier 2009 sans la présentation du numéro d'identification fiscale (NIF), a fait savoir mardi, la direction des Douanes dans un communique.     -     Route-accidents : 32 personnes sont mortes et 546 autres ont été blessées dans 461 accidents de la circulation enregistrés à l'échelle nationale durant la semaine du 27 décembre 2008 au 2 janvier 2009.    -     Université-infrastructures: l’université Badji-Mokhtar de Annaba sera renforcée, "dès le 1er trimestre 2009", par la réception d’un nouveau bloc destiné à la recherche scientifique ainsi que d’un centre de recherche technologique.    -     Algérie-Palestine-Israël-agression : l'Algérie oeuvrera à consolider l'unité entre les Palestiniens, en cas de tenue d'un sommet arabe, a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci.     -     Hydrocarbures-développement : deux contrats portant sur la création d'un Centre de recherche et de développement et la Gestion électronique de documents (GED) ont été signés, lundi à Oran, par Sonatrach et deux partenaires étrangers.     -     Football-Algérie : l'Algérie compte quatorze arbitres internationaux (directeurs de jeu et assistants) pour l'année 2009, selon la liste publiée lundi par la Fédération internationale de football (FIFA).     -     Egypte-Palestine-Israel-agression : les autorités égyptiennes ont annoncé lundi la réouverture du terminal de Rafah après un arrêt momentané "en raison des raids intensifs israéliens".     -     Rail : la SNTF lance un avis d'appel d'offres national et international restreint pour le choix d'un partenaire qui sera chargé de la gestion et de l'exploitation des services ferroviaires de transport de voyageurs dans l’Algérois.     -    

La fin d’un cycle

Par Abdou B.

Sur la seule lecture des journaux privés et des discussions menées avec des Algériens de toutes les conditions sociales, en dehors des cercles ou des sectes qui se nourrissent de la seule rente des hydrocarbures, il est évident que le problème soulevé comme un cas à part par M. Bouteflika en personne est un vrai gros problème. De larges franges de la jeunesse algérienne sont en rupture avec le pouvoir, l’Etat, les parents, les élus locaux, le gouvernement, et avec tout ce qui s’apparente à une autorité.  Cette dernière leur apparaît détenue par des personnes âgées, des adultes éloignés de leurs angoisses, des décideurs «qui ont réglé leurs problèmes», selon la formule ancrée, et qui se moquent de leurs drames.
Les dégâts des trois dernières années d’émeutes, de violences aveugles et de destructions insensées sont sûrement considérables. En révéler aujourd’hui la véritable ampleur chiffrée peut être un électrochoc pour toute la société. Des âmes «innocentes» pouvaient penser un moment que la vallée du M’zab ou Oran étaient des îlots de pacifisme. Le réveil est brutal et les anathèmes à l’emporte-pièce ne sont ni de la lucidité ni une capacité à analyser une «situation concrète», comme disait Lénine. La convocation récurrente et stérile de «la manipulation» de «l’étranger», de «la voyoucratie», ne cerne aucunement un phénomène contagieux et fort dangereux. Lorsqu’un ministre reconnaît que «nous sommes loin de la rue, nous ne savons pas ce qui se passe», il met en même temps le doigt sur les chaînons manquants. Ils sont d’ordre économique, sociétal et évidemment politique, même si les jeunes ne les posent pas en termes savants, et se méfient des politiques.
Le premier chaînon, de base, c’est les collectivités locales, leur légitimité, leurs moyens, leur autonomie par rapport à la wilaya ou à la capitale qui est justement «loin de la rue», y compris à Alger.  Dans un pays comme l’Algérie, à quoi servent les APC et les APW ? Faire de l’état civil, gérer une salle de cinéma là où elle existe, faire un peu d’enlèvement des ordures et quelques bricoles qui ne participent nulle part du développement local, de la culture, etc. Dans un pays comme la France, «les collectivités assurent aujourd’hui plus de 70% de l’investissement public !». Devant la vacuité des maires dans la majorité des communes (portées par le financement de l’Etat), comment comparer nos élus avec ceux de Rome, Madrid, Paris, Londres ou New York, ou comparer nos villes à celles-ci ?
Le chaînon sociétal est pris avec beaucoup d’efficacité par les courants les plus réactionnaires et les plus archaïques du pays. L’intégrisme dans les sphères officielles d’une «opposition au pouvoir» trouve un terreau social propice, profite des fermetures politique, médiatique, syndicale pour jouer en douce la mélodie inaugurée par l’ex-FIS. L’idéologie en question domine plus vite qu’on ne le croit, dans un siècle et un contexte différents par rapport à l’aboutissement de l’explosion de 1988. Elle prolifère à travers un faisceau complexe d’activités hétéroclites mais complémentaires : import-import, informel, terrorisme, prêches incendiaires, évasion fiscale, commerces de n’importe quoi, «police des mœurs et du vêtement», infiltration du système éducatif, «système de santé» par la rokia, etc. Le chaînon politique est, lui aussi, un détonateur à distance à la fureur des jeunes. La contagion région par région s’articule sur de vrais problèmes algéro-algériens non étudiés, non réglés. Tous les prétextes sont bons dans «une autonomie spontanée» à des jeunes dans le désarroi avec l’instinct de la horde. L’absence au plan politique de médiations et de médiateurs légitimes, crédibles et compétents met invariablement face-à-face des jeunes et les forces de police puisque d’autres acteurs (partis, associations, élites respectives) pertinents sont tenus en marge au profit de zélateurs, d’un syndicat unique impuissant à penser la croissance, l’entreprise locale, la mondialisation et tous les enjeux économiques et industriels. Le politique, c’est la médiation, l’écoute de l’opposition, la négociation toujours, sur tout et avec tous, et la recherche inlassable de consensus nationaux. Aujourd’hui, il est clair que les discours lénifiants, unanimistes ont consommé leur faillite et qu’un cycle s’achève. Le sera-il dans l’unité vitale, la sérénité, le consensus entre tous ceux qui n’ont que ce pays, ou bien dans le fracas et les ruptures violentes ? C’est pour dire ce que le pays attend du président de la République, garant des libertés, au-dessus des intérêts normalement divergents dans toute société. 

A. B.

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