Rectificatifs
Par Kamel Amghar
Le gouvernement algérien s’emploie ces derniers mois à recentrer sa politique économique à la lumière de la réalité mouvante du terrain pour plus d’efficacité dans la concrétisation des différents plans de relance engagés pour le quinquennat 2004/2009. Toutes les insuffisances constatées en matière de développement et tous les dysfonctionnements chroniques relevés çà et là ont été passés au crible. De nouvelles mesures sont, désormais, prises pour absorber les retards enregistrés dans l’exécution des projets et la levée des lenteurs contreproductives qui freinent la dynamique de construction du pays.
Des rectificatifs, somme toute, nécessaires et indispensables dans un monde en perpétuel mutation. Tous les Etats du monde opèrent ce genre de corrections afin d’affiner continuellement leurs stratégies dans ce domaine vital. Parmi toutes ces nouvelles directives, celle relative à la taxe sur l’achat de véhicules neufs a suscité un débat vif au sein de la société réelle. Dopé par des avantages multiformes, le marché automobile national a connu un boom sans précédent. La ruée des grandes marques n’a pas profité, toutefois, à l’économie productive. Malgré tous les succès rencontrés, les concessionnaires tardent à investir dans la production in situ tant le commerce rapporte plus. Les attentes de l’Algérie relatives au transfert de technologie et de savoir-faire, ainsi que la création de l’emploi à travers la mise en place des ateliers de montage ou fabrication de pièces de rechange n’ont pas été satisfaites. Les largesses offertes ont bénéficié, en définitive, aux seuls constructeurs qui rapatrient automatiquement toutes les plus-values ainsi engrangées. L’instauration de cette taxe relève présentement de l’impératif pour sauvegarder les intérêts vitaux de l’économie nationale. L’obligation faite aux investisseurs, aussi bien nationaux qu’étrangers, pour le réinvestissement des abattements fiscaux est l’autre décision de l’exécutif qui va dans le même sens pour éviter la fuite des capitaux et encourager les véritables investisseurs à fructifier leurs bénéfices sur place. La refonte des textes régissant le foncier (étatique ou privé) d’utilité publique vient aussi à point nommé pour évacuer de longues et coûteuses procédures d’expropriation. Le wali a, dorénavant, toutes les prérogatives pour accélérer la réalisation des infrastructures d’intérêt général d’envergure national et stratégiques. D’ennuyeuses affaires judiciaires qui conditionnent l’entame de grands projets d’autoroutes, de rocades et d’équipements publics traînaient en longueur et en largeur depuis des années. En accordant la priorité à l’utilité publique, l’Etat laisse cependant aux propriétaires le droit de se défendre a posteriori pour avoir une meilleure indemnisation. Les nouvelles orientations concernant l’octroi des subventions agricoles à la récolte sont aussi de nature à préserver le secteur des faux paysans qui détournent les aides publiques à d’autres fins. Ce sont là quelques-unes des mesures salutaires prises pour donner plus d’efficacité à l’action du gouvernement.
Des rectificatifs salvateurs qui sont manifestement à même de booster l’essor enregistré ces dernières années dans de nombreux secteurs, comme l’habitat, les infrastructures de base, la carte autoroutière, l’hydraulique, le transport ferroviaire et les services.
K. A.
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bravo les fennecs, bravo à toute l'algérie





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