Vert, blanc, rouge, le retour de l’Algérie
Par Bachir-Cherif Hacène
L’Algérie est qualifiée à la Coupe du monde en Afrique du Sud en 2010. Un exploit extraordinaire décroché par toute une nation, en symbiose autour du
drapeau national, à la recherche de l’exorcisme des années de violence et de terrorisme sous l’œil passif de nombre de pays qui auraient aimé voir se détruire, voire disparaître de la scène, une des plus grandes révolutions du siècle. Celle qui a libéré un peuple d’une colonisation sauvage, celle qui a permis à 1,5 million de chouhada de donner l’indépendance de 1962 à une nouvelle jeunesse, celle issue de quartiers populaires défavorisés, l’occasion d’édifier une nouvelle ère, celle de la solidarité, du don de soi et de la cohésion nationale, qui a vu des centaines de jeunes offrir leurs corps à l’enfer du Caire pour soutenir leur onze national. Un onze qui a fait vibrer le cœur de l’Algérie, de Souk Ahras à Tizi Ouzou, de Marseille à Québec, le cœur de millions d’Algériens qui ont scandé des semaines durant «one, two, three, viva l’Algérie !». L’Algérie en Afrique du Sud. Juste récompense d’un pays qui a hébergé et soutenu l’ANC, socle d’un mouvement qui a libéré l’Afrique du Sud de l’apartheid. Algérie 1962-Afrique du Sud 2010. Deux nations, deux Etats, deux peuples pour une même communion… des hommes libres.
B-C. H.
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- Samedi 20 Mars 2010




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