PME-investissements : l’année 2009 verra la création dans la wilaya de Constantine de 1.100 petites et moyennes entreprises (PME) qui pourront offrir 31.680 postes de travail.    -     Transport-infrastructures : les projets de réalisation à Skikda du téléphérique et d'une gare multimodale ont nécessité une enveloppe financière de deux milliards de DA.    -     Pétrole-prix: les prix du pétrole sont en nette hausse mardi à l'ouverture des échanges à New York, soutenus par des tensions entre la Russie et l'Ukraine et au Proche-Orient, qui ont ramené les cours au dessus du seuil des 50 dollars.     -     Douanes-commerce : aucun dédouanement de marchandises ne sera admis au delà du 10 janvier 2009 sans la présentation du numéro d'identification fiscale (NIF), a fait savoir mardi, la direction des Douanes dans un communique.     -     Route-accidents : 32 personnes sont mortes et 546 autres ont été blessées dans 461 accidents de la circulation enregistrés à l'échelle nationale durant la semaine du 27 décembre 2008 au 2 janvier 2009.    -     Université-infrastructures: l’université Badji-Mokhtar de Annaba sera renforcée, "dès le 1er trimestre 2009", par la réception d’un nouveau bloc destiné à la recherche scientifique ainsi que d’un centre de recherche technologique.    -     Algérie-Palestine-Israël-agression : l'Algérie oeuvrera à consolider l'unité entre les Palestiniens, en cas de tenue d'un sommet arabe, a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci.     -     Hydrocarbures-développement : deux contrats portant sur la création d'un Centre de recherche et de développement et la Gestion électronique de documents (GED) ont été signés, lundi à Oran, par Sonatrach et deux partenaires étrangers.     -     Football-Algérie : l'Algérie compte quatorze arbitres internationaux (directeurs de jeu et assistants) pour l'année 2009, selon la liste publiée lundi par la Fédération internationale de football (FIFA).     -     Egypte-Palestine-Israel-agression : les autorités égyptiennes ont annoncé lundi la réouverture du terminal de Rafah après un arrêt momentané "en raison des raids intensifs israéliens".     -     Rail : la SNTF lance un avis d'appel d'offres national et international restreint pour le choix d'un partenaire qui sera chargé de la gestion et de l'exploitation des services ferroviaires de transport de voyageurs dans l’Algérois.     -     Sport-COA-élections : Mustapha Larfaoui, président de la fédération internationale de natation (FINA), a déclaré lundi avoir retiré sa candidature pour les prochaines élections du comité olympique algérien (COA).    -     Algérie-Palestine-solidarité : l'opérateur national de téléphonie mobile, Mobilis, propose à ses abonnés l'envoi de SMS avec la mention "Ghaza" dont le coût sera versé aux profits des populations de Ghaza, en signe de solidarité.    -     TravauxPublics-projets : la deuxième rocade d'Alger, devant relier Zéralda à Boudouaou, va favoriser la réalisation des investissements dans plusieurs wilayas du centre nord du pays.    -     Hydraulique-ouvrages : une station dépuration des eaux usées sera lancée en travaux durant le 1er semestre 2009 à Tébessa pour un coût initial de 5 milliards de DA, apprend-on lundi de la direction des ressources en eau.     -     Algérie-Palestine-agression-réactions : l'Algérie enregistre avec consternation la position exprimée par le porte-parole Tchèque, suite à l'agression israélienne contre le peuple palestinien à Ghaza.    -     Algérie-Palestine-solidarité-zakat : le ministère des Affaires religieuses et des wakfs, a décidé de verser un quart des recettes de la zakat de l'an 1430 de l'hégire (2009) à la population de Ghaza.     -     Maghreb-France-salon : plus d'une soixantaine d'entreprises algériennes, tous secteurs confondus, prendront part au salon-exposition "Convention France-Maghreb 2009" qui aura lieu les 5 et 6 février prochain à Paris.    -     Tourisme-investissement: 90 contrats de partenariat signés dimanche à Alger entre le ministère du Tourisme et 90 investisseurs pour la construction d'établissements hôteliers à l'échelle nationale.     -     Algérie-Japon-coopération : le nouvel ambassadeur du Japon en Algérie, a affirmé dimanche à Alger que l'Algérie et son pays sont en voie d'approfondir la coopération bilatérale et l'élargir à d'autres domaines hors hydrocarbures.     -    

La déception n’est plus le propre des chômeurs

Quand la désillusion chasse l’espoir…

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Par Lakhdar Siad

à 28 ans, Nourdine a déjà une dizaine d’années d’expérience dans le dur métier de la transformation artistique des métaux. Un métier qu’il a hérité «tout droit», comme il ironise, de son vieux père, aujourd’hui alité à force de traiter l’acier. Durant vingt ans, au Nord comme au Sud, son «vieux» avait travaillé ce métal avec la même aisance et technicité qu’ont les vieilles femmes kabyles à rouler le couscous.
Né le 11 octobre 1980 à Beni Douala, Nourdine Gaya a très vite quitté les bancs de l’école. Dès la 9e année fondamentale et alors que ses pairs amorçaient l’insouciance de l’adolescence, lui avait déjà son avenir tout tracé. Il devait prendre la relève. Commencer à travailler pour nourrir dix bouches satellites. «J’ai bien fait de suivre une formation de dix-huit mois dans la menuiserie métallique dans l’atelier familial à Tizi ouzou», affirme-t-il avant d’ajouter : «Sans cela, je serais comme ces milliers de jeunes sans métier et sans travail et qui s’adonnent à la drogue, au vol et à l’alcool.»
Ce constat, il le fait non sans un soupçon de fierté. «Moi, au moins, j’arrive à me faire un peu d’argent pour survivre…. Parce qu’en Algérie, on survit seulement», assène Nourdine.
Sans aucune illusion, dénué de tout optimisme, il ne cache pas son désenchantement du lot des jeunes dans un pays «aussi riche et vaste que l’Algérie». Il ne manque pas de brosser un sombre tableau de son train-train de vie quotidien. Une routine destructrice. Il le pense et il affirme que tous les jeunes sont comme lui. Désespérés. «Il n’ y a pas de vie pour les jeunes, en Algérie, sinon comment expliquer ces [caravanes] de harraga.» Le mal-vivre n’est pas propre aux chômeurs. «Les rares jeunes qui arrivent à trouver un boulot après des années de recherche sont sous-payés et exploités. Le secteur public c’est du pur esclavage, le salaire est plus que misérable et on ne peut même pas rouspéter de crainte d’être jeté à la porte», ajoute-t-il. La corruption, les passe-droits sont tant de maux qui accentuent le malaise. Ils minent les organismes en charge des dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes, notamment pour la création d’entreprise économique. «La création d’entreprise est pleine d’obstacles. Si tu ne verses pas une chipa [bakchich] tu n’auras jamais ton accord bancaire. Je connais plein de jeunes dont les dossiers traînent dans les bureaux de banques depuis plusieurs années pour acquérir un fourgon ou de petites machines industrielles qui coûtent mille fois rien par rapport à ce que peut donner l’Etat à ses citoyens avec l’argent du pétrole. Il n y a ni soutien ni aide de l’Etat en direction des jeunes. Il faut avoir le bras long !», témoigne-t-il. A 28 ans, il sait déjà que «le chômage rend aveugle surtout avec l’âge» d’où la drogue, l’alcoolisme, la prostitution, les agressions, la violence et le vol qui se sont bien installés dans la société algérienne.
Des exemples, il en connaît des tas et des tas. Quelques-unes de ses connaissances, des jeunes de son village, à Beni Aïssi ou à Tizi Ouzou, qui ont versé dans le banditisme après s’être trouvés devant des portes fermées et des horizons bouchés. Nourdine insiste pour dire que les graves émeutes qu’a vécues la Kabylie, de 2001 à 2004, et les mêmes scènes de contestation qui traversent toutes les autres régions du pays sont dues aux multiples formes de la hogra que vit le peuple, depuis des décennies, à commencer par le déni de la langue et de l’identité amazighes, le chômage malgré la belle rente pétrolière, les passe-droits, la corruption.
En tant que jeune, il est impossible que Nourdine échappe à cette règle qui fait que tout un peuple est candidat à l’émigration régulière ou clandestine, le but étant d’aller vivre sa vie ailleurs que sous le toit ingrat et périlleux Algérie. Lui aussi rêve de partir. «Pour tout l’or du monde, je ne raterai l’occasion de me casser d’ici !» tranche-t-il.
Pour lui, il est normal que des jeunes, hommes et femmes, risquent leur vie en mer pour atteindre l’autre rive de la Méditerranée ou payent des dizaines de millions de dinars pour se procurer le visa. «Chez nous, les jeunes n’ont pas le droit et ne peuvent pas avoir une vie privée. Ils sont tout le temps surveillés, quand ce n’est pas la police, ce sont les parents, la famille. On est devenus tous malades de cette situation. L’Algérie est comme un chemin sans issue pour nous les jeunes !»

 L. S.

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